Résumé

Les conditions de la paix (1871)

Je me disais qu'une intelligence aussi élevée que celle du comte de Bismark ne voudrait pas anéantir un peuple qu'un gouvernement indigne a seul entraîné dans une entreprise aussi aventureuse et aussi coupable que celle d'attaquer l'Allemagne sans motif plausible. Je me plaisais à croire qu'il ne rendrait pas la France responsable de la faute commise par un seul homme, et que la générosité naturelle au roi Guillaume et à ses ministres les porterait à se montrer par leur modération dignes de la victoire qu'ils ont su par leur génie attacher à leurs pas.
Source : Gallica

Les conditions de la paix (1871)

Mais, pour que l'Allemagne s'adonne ainsi librement aux travaux de la paix, développe son industrie, son commerce, il faut qu'elle soit assurée qu'une attaque pareille à celle qu'elle a déjà subie de la part de la France ne se renouvellera pas ; il lui faut l'Alsace et la Lorraine. Pour nous, c'est moins une question d'ambition qu'une condition de sécurité publique. Vous êtes remuants, messieurs les Français; remuez chez vous tant que vous voudrez; mais nous voulons vous mettre dans l'impossibilité absolue de venir remuer de longtemps chez les autres.
Source : Gallica

Les conditions de la paix (1871)

En agissant autrement, moi soldat du droit, j'aurais l'air de courber la tête devant la force; moi républicain, je passerais pour un converti du roi Guillaume. Que dirait-on de moi au village, si l'on y apprenait que j'ai renié ma foi ?
Déjà votre Assemblée est réunie. En vain Paris y a-t-il envoyé tout ce qu'il avait de plus énergique et de plus illustre ; en vain la capitale proteste-t-elle ainsi contre la capitulation qu'elle a subie, contre la paix à tout prix; avant M. de Bismark et les d'Orléans, la province s'est chargée de lui répondre.
Source : Gallica

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