Frédéric de Coninck

Résumé

Frédéric de Coninck A l'Assemblée nationale, guerre ou paix (1871)

Les membres de l'Assemblée Nationale ou leurs délégués ne sauraient, on ne peut assez le répéter, discuter des conditions de paix avec un ennemi qui tient en ses mains la vie des deux millions d'habitants de Paris et qui peut, à son choix, les faire mourir par la faim ou par le feu, s'il ne préfère les anéantir par les deux moyens à la fois.
Il n'y a très évidemment que par les puissances neutres que la légitimité des conditions de pacification peut être reconnue, et la France demanderait d'une voie unanime à périr plutôt que de souscrire à une paix que le monde jugerait n'être pas honorable.
Source : Gallica

Frédéric de Coninck A l'Assemblée nationale, guerre ou paix (1871)

Aussi, appelées par la France, légalement représentée, à régler ces conditions de paix avec la Prusse, les puissances neutres déclineraient d'autant moins cette grande, noble et sainte mission, qu'elle établirait un précieux précédent pour l'ajustement amical, et sans guerre, de tous autres conflits qui à l'avenir pourraient menacer la paix de l'Europe, le bonheur des peuples et les progrès de la civilisation.
Source : Gallica

Frédéric de Coninck A l'Assemblée nationale, guerre ou paix (1871)

En effet, entre la catastrophe de Sédan et le jour de la capitulation de Paris et de l'armistice, le gouvernement provisoire, qui depuis le 4 Septembre a dirigé les affaires de la France avec tant de dévouement, n'a pas changé, et il ne dépendait ainsi que de M. de Bismark de faire la paix quatre mois plus tôt. On peut dire, à son honneur, qu'il est très probable qu'il l'aurait faite s'il en avait été libre, et que, si la guerre a été si cruellement continuée, c'est que le roi Guillaume a voulu aller à Paris chercher cette couronne d'Empereur, qui a coûté tant de sang allemand et français.
Source : Gallica

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