Résumé

Hans Une page oubliée : étudiants français et allemands en 1867 (1898)

Ce n'est pas l'extension de leurs frontières, mais celles de leurs libertés que doivent vouloir la France et l'Allemagne.
« Nul homme de coeur n'a jamais craint la guerre ; tout honnête homme doit la détester. Haïssons-la pour les misères qu'elle entraîne et pour le despotisme qu'elle engendre.
« N'appartient-il pas aux étudiants d'affirmer hautement ces grandes vérités ? Ne marchons-nous pas ensemble dans cette voie féconde, frères allemands ? Que par vous, avec vous, ce soit la paix avec ses splendeurs qui conduise désormais les nations à la prospérité, à la grandeur, à la liberté ! »
Source : Gallica

Hans Une page oubliée : étudiants français et allemands en 1867 (1898)

Nous vous l'envoyons de coeur. Répondez-y. Qu'il ne soit pas dit que, nous, qui sommes appelés à marcher au premier rang parmi les ouvriers de l'intelligence, nous voyions s'accomplir, sans protester, des actes odieux et barbares. Le délire va s'emparer des masses. Prévenons le mal pendant qu'il en est temps encore. Proclamons bien haut ce que la raison nous crie : Que la guerre est le recul de la civilisation, la source des misères des peuples, que le champ de bataille est le terrain où grandit le despotisme.
Source : Gallica

Hans Une page oubliée : étudiants français et allemands en 1867 (1898)

Mais qu'est devenue cette Alsace? Aujourd'hui, elle n'est pas autre chose qu'une province sous le joug, où l'on arrache toute vie libre et indépendante avec la langue et les moeurs allemandes, dépendante de Paris, méprisée des vrais Français qui vous appellent : « Ces grosses bêtes d'Alsaciens ! » Vous êtes bien des sujets de la France, mais êtes-vous pour cela des Français de nationalité ?
Source : Gallica

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