Résumé

Napoléon III et l'Europe en 1867 (1867)

Il faut que la France et le monde le sachent : dans une guerre entre la France et l'Allemagne, dans une guerre qui aurait pour but de défaire ou d'empêcher l'unification de la nation allemande, dans une guerre où la cause de la lutte serait aussi profondément enracinée dans les entrailles d'un peuple tenace et patient, que l'idée de l'unité l'est en ce moment au coeur du peuple allemand ; dans une telle guerre une bataille et dix batailles gagnées ou perdues n'amèneraient toujours que des trêves appelées du nom menteur de traité de paix.
Source : Gallica

Napoléon III et l'Europe en 1867 (1867)

Mais cette Allemagne en voie de formation, d'unification sur nos frontières même, est-elle peur nous une menace ou un péril ?
Existe-t-il pour nous un devoir et partant un droit qui nous oblige ou nous autorise à nous immiscer dans ce drame solennel de la formation d'un grand peuple sur nos frontières?
Posons nettement la double question qui contient le problème dont la solution pèse d'une manière si anxieuse sur le monde :
La France doit-elle empêcher l'Allemagne de s'unifier? La France peut-elle empêcher l'Allemagne de s'unifier?
Source : Gallica

Napoléon III et l'Europe en 1867 (1867)

Mais n'y aurait-il pas en France une opinion publique puissante, une opinion belliqueuse, qui, se considérant comme blessée, comme froissée dans son patriotisme, imposerait au gouvernement impérial une sorte d'obligation morale de la satisfaire, même au prix d'une faute politique?
Nous répondrons péremptoirement : Non.
L'immense majorité de la nation bénira le chef de la France de donner au pays non seulement une paix, qui n'offense en rien notre honneur, mais encore et surtout : la certitude de cette paix.
Source : Gallica

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