Résumé

Portrait de Vincenzo Gioberti Vincenzo Gioberti Au peuple français, la Société nationale pour la confédération italienne… (1848)

Nous voulons éveiller la sollicitude de la France sur un point qui ne la touche pas moins que nous-mêmes : à savoir, que la restauration de la nationalité italienne importe à la France presque autant qu'à l'Italie, et est une condition nécessaire de la paix de l'Europe.
Cette restauration suppose trois choses : l'indépendance, l'union, et la garde de l'une et de l'autre. L'Italie ne peut être une nation, si elle n'est affranchie des Allemands, et unie, si l'union et la liberté ne sont défendues et assurées contre les assauts du dehors.
Source : Gallica

Portrait de Vincenzo Gioberti Vincenzo Gioberti Au peuple français, la Société nationale pour la confédération italienne… (1848)

Nul ne comprend mieux que lui la force du droit, n'a un sentiment plus vif du juste et de l'honnête; nul n'en désire plus ardemment le règne, ne s'emploie avec plus de chaleur à en favoriser le triomphe. Mais le droit, c'est le bien de tous; il n'appartient pas à une nation plus qu'à une autre; il forme le lien qui unit toutes les branches de la famille humaine, et le penchant qui vous porte constamment à mettre les prétentions de chaque peuple, de chaque État en harmonie avec les règles éternelles du droit commun, ce penchant vous a fait à bon droit nommer la nation cosmopolite.
Source : Gallica

Portrait de Vincenzo Gioberti Vincenzo Gioberti Au peuple français, la Société nationale pour la confédération italienne… (1848)

Et même, en n'admettant pas toutes ces considérations, qui ne voit d'ailleurs combien il serait peu raisonnable de se préoccuper de maux futurs et douteux, au lieu de songer à Un profit certain et immédiat, tel que le serait pour la France l'alliance de l'Italie? Mais une Italie faible et sans défense serait une pauvre alliée. Autant vous avez à coeur le salut de vos institutions, autant vous devez souhaiter l'organisation d'une Italie forte et puissante. Vos institutions seront toujours en péril tant que la France sera seule à les défendre.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature