Vincenzo Gioberti

Élements biographiques

Portrait de Vincenzo Gioberti Vincenzo Gioberti,  Essai sur le beau, ou Éléments de philosophie esthétique… (1843)

“ L'épopée, qui contient toute espèce d'éloquence et de poésie, comme le temple antique renferme tous les ornements de l'art, est une imitation du grand monde de la nature, et, sans se restreindre aux bornes d'une époque ou d'une localité, embrasse dans sa vaste compréhension tous les pays et tous les âges, et après avoir, pour ainsi dire, fait le tour du globe, et épuisé la source de la beauté, elle s'élève au sublime et essaye avec audace de décrire l'infini, l'immense, l'éternel. La Divine Comédie est l'exemple le plus parfait de cette magnifique épopée qui soit connu dans aucune langue. ”
Source : Gallica

Portrait de Vincenzo Gioberti Vincenzo Gioberti,  Lettre sur les doctrines philosophiques et politiques de M. de Lamennais… (1843)

“ La soif de la renommée et de l'éclat a toujours dominé M. de Lamennais, et a été la cause de tous ses écarts. C'est cette passion malheureuse qui l'a entraîné dans tous les partis, et lui a fait sacrifier chaque fois à la vanité du moment la réputation du passé et la gloire de l'avenir. Elle l'a poussé toujours à vouloir réformer, changer, bouleverser tout ce qui existe, philosophie, religion, Église, société, sans peser ses forces, sans examiner la nature, la portée, les conséquences de ses plans, et en se conduisant dans les choses les plus graves avec une légèreté inconcevable. ”
Source : Gallica

Portrait de Vincenzo Gioberti Vincenzo Gioberti,  Au peuple français, la Société nationale pour la confédération italienne… (1848)

“ Nul ne comprend mieux que lui la force du droit, n'a un sentiment plus vif du juste et de l'honnête; nul n'en désire plus ardemment le règne, ne s'emploie avec plus de chaleur à en favoriser le triomphe. Mais le droit, c'est le bien de tous; il n'appartient pas à une nation plus qu'à une autre; il forme le lien qui unit toutes les branches de la famille humaine, et le penchant qui vous porte constamment à mettre les prétentions de chaque peuple, de chaque État en harmonie avec les règles éternelles du droit commun, ce penchant vous a fait à bon droit nommer la nation cosmopolite. ”
Source : Gallica

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