Résumé

Portrait de Vincenzo Gioberti Vincenzo Gioberti Essai sur le beau, ou Éléments de philosophie esthétique… (1843)

L'épopée, qui contient toute espèce d'éloquence et de poésie, comme le temple antique renferme tous les ornements de l'art, est une imitation du grand monde de la nature, et, sans se restreindre aux bornes d'une époque ou d'une localité, embrasse dans sa vaste compréhension tous les pays et tous les âges, et après avoir, pour ainsi dire, fait le tour du globe, et épuisé la source de la beauté, elle s'élève au sublime et essaye avec audace de décrire l'infini, l'immense, l'éternel. La Divine Comédie est l'exemple le plus parfait de cette magnifique épopée qui soit connu dans aucune langue.
Source : Gallica

Portrait de Vincenzo Gioberti Vincenzo Gioberti Essai sur le beau, ou Éléments de philosophie esthétique… (1843)

Pourquoi les moeurs des temps passés sont-elles mieux assorties à l'effet de l'art que celles de l'âge moderne? Pourquoi la fable dramatique ou épique est-elle d'autant plus convenable qu'elle se rapporte à un temps plus reculé? Pourquoi la grande épopée de l'Orient et de Leibniz se plait-elle dans la création et dans la fin du monde? Pourquoi la poésie épique, moins ample et moins grandiose, des âges suivants sympathise-t-elle cependant avec les siècles héroïques? Pourquoi enfin trouve-t-on que la poésie commence où l'histoire finit, lorsqu'on remonte en esprit le cours des temps?
Source : Gallica

Portrait de Vincenzo Gioberti Vincenzo Gioberti Essai sur le beau, ou Éléments de philosophie esthétique… (1843)

Dans le Beau, au contraire, il ne peut point remporter sur les autres éléments sans l'anéantir, et il ne réussit que lorsqu'il est employé avec une sage mesure, et qu'il joue le rôle d'un simple accessoire; car en dernière analyse, la beauté n'est que l'éclat répandu par un type intellectuel sur une apparence sensible. La racine du sublime réside dans l'infini, qui, en surpassant le pouvoir de l'imagination et de toute autre faculté créée, force l'esprit à se réfugier dans le surintelligible et à reconnaître sa propre insuffisance à saisir l'intime nature des choses.
Source : Gallica

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