Émile Burnouf,
Des principes de l'art : d'après la méthode et les doctrines de Platon
(1860)
“ Le philosophe, concevant l'une avec l'autre, -et ne privant ni l'une ni l'autre des substances dans lesquelles elles ont leur réalité, trouve dans chacune des beautés imparfaites du monde une occasion de s'élever à la beauté infinie de Dieu; l'artiste sépare dans les choses finies la substance d'avec la forme, la réalité d'avec l'attribut; au lieu de s'élever jusqu'au Dieu infini pour reposer en lui sa pensée, il s'y élève pour y puiser comme à sa source la beauté dont la créature est privée, beauté qu'il va s'efforcer de lui rendre par son art. ”
