Résumé

Portrait de Étienne Vacherot Étienne Vacherot La métaphysique et la science, ou Principes de métaphysique positive… (1863)

Que l'espace pur, le vide est un mot aussi inintelligible que le mot néant, que l'être est partout et toujours, que la vie universelle est infinie, sans lacune, sans solution de continuité, ni dans l'espace ni dans le temps. Nous ne sommes plus ici dans l'abstrait, mais en pleine réalité! L'être que notre pensée conçoit nécessairement, qui l'obsède sans qu'elle puisse s'y soustraire, qui s'impose à elle comme une loi, cet être n'est pas la simple abstraction de l'existence. C'est l'être inconnu, il est vrai, mais tout aussi concret que celui que l'expérience nous a fait connaître.
Source : Gallica

Portrait de Étienne Vacherot Étienne Vacherot La métaphysique et la science, ou Principes de métaphysique positive… (1863)

Monade des monades, si haut que l'ait élevée au-dessus de l'humanité la sévère raison de notre philosophe, n'est que l'Idéal de cette humanité. Dans cet admirable système, l'homme, la Nature et Dieu, tout s'explique donc par un principe unique ; toute science trouve sa lumière dans la conscience, la philosophie naturelle, comme la philosophie morale, la théologie, comme la philosophie naturelle. C'est la formule la plus simple, la plus rationnelle, la plus large, la plus profonde tout à la fois du spiritualisme qui ait jamais paru dans l'histoire de la pensée moderne.
Source : Gallica

Portrait de Étienne Vacherot Étienne Vacherot La métaphysique et la science, ou Principes de métaphysique positive… (1863)

LE MÉTAPHYSICIEN. — Vous comprenez maintenant la vérité et l'erreur de cette philosophie si séduisante pour l'imagination des esprits vulgaires, en même temps que pour la logique des esprits géométriques. Comme science des rapports de la Nature avec l'espace, la philosophie mécanique est vraie, d'une vérité éternelle et universelle. Rien de plus rigoureux, de plus précis, de plus simple, de plus solide. Comme science de la Nature elle-même, cette philosophie n'est qu'un tissu d'abstractions vides, où l'on cherche en vain depuis plus de deux mille ans la substance et la lumière des choses.
Source : Gallica

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