Félicité de La Mennais

Félicité de La Mennais

Résumé

Portrait de Félicité de La Mennais Félicité de La Mennais De l'Art et du beau, par F. Lamennais… (1865)

Ainsi, dans son évolution, l'Art continue de manifester l'univers ou l'œuvre de Dieu. Expression de la forme intime des êtres, de ce qui les distingue, les caractérise, le son exprime encore leurs rapports, leurs lois, fondement et raison des lois de l'Art, qui, en manifestant ces rapports dont l'ensemble constitue l'ordre, manifeste l'ordre même, l'éternelle harmonie, le Beau absolu. L'artiste en a donc en soi le sentiment, la vision première. Il le
découvre sous l'enveloppe qui le rend accessible aux sens, le reproduit sous cette enveloppe, et c'est ainsi qu'il crée.
Source : Gallica

Portrait de Félicité de La Mennais Félicité de La Mennais De l'Art et du beau, par F. Lamennais… (1865)

Pour l'imagination des Grecs, Dieu n'étoit que le type idéal de l'homme, et c'est pourquoi ils multiplièrent les Dieux presque à l'infini.
L'homme dès lors, l'homme parfait, l'homme divinisé fut le modèle du Beau. Le temple, conçu comme le séjour de ces divinités humaines, se rapprocha par ses dimensions et par ses formes de l'habitation de l'homme réel. L'unité y devint plus sensible, en
même temps que la Beauté, la grâce, l'exquise harmonie des lignes et des proportions ramenées à celles de l'homme, portèrent l'art, sous ce rapport, à son plus haut point de perfection.
Source : Gallica

Portrait de Félicité de La Mennais Félicité de La Mennais De l'Art et du beau, par F. Lamennais… (1865)

Otez Dieu de la Création, le Beau n'a plus de type essentiel; l'Art manque de raison, de vie, il n'en reste que le cadavre. Otez à la Création sa réalité, faites-en, comme l'Inde antique, un simple rêve de Dieu, le Beau n'a plus de forme sensible, et l'Art, impuissant à le manifester, s'évanouit au sein de l'unité incompréhensible, absolue.
La sculpture symbolique passa de l'Inde en Egypte, ou y naquit par des causes semblables. Elle
essaya de représenter, au moyen d'êtres allégoriques, les conceptions abstraites de l'esprit.
Source : Gallica

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