Résumé

La république aux bordelais .…

Quelque soit donc notre manière d'apprécier le fait qui nous occupe,
c'est un fait accompli, et nous croyons qu'il est beaucoup plus sage de préparer les esprits à l'accepter de bonne grâce, que de nous exposer à des désagrémens soit par une résistance téméraire et inutile, soit même par une froideur que l'on pourrait prendre pour un défaut de patriotisme.
Nous ne nous attendions donc qu'à une Régence, et nous avons la République. Nous n'attendions qu'un déjeuné, et l'on nous sert un diné ! — Avouons que le mal n'est pas si grand qu'on le fait.
Source : Gallica

La république aux bordelais .…

Mais pour qu'il y ait des affaires, il faut plus que de l'ordre, il faut du crédit, de la confiance; et ce n'est certes pas en se créant des dangers imaginaires, en exagérant les causes de nos inquiétudes réelles, et en indisposant l'opinion contre un ordre de choses qui ne dépend pas uniquement de nous d'accepter ou de repousser.
Dans un pays où le calme des esprits est si indispensable aux transactions commerciales, perpétuer la défiance et l'alarme, n'est-ce pas vouloir produire ce que l'on veut empêcher ?
Source : Gallica

La république aux bordelais .…

Si les affaires s'arrêtaient, dix mille ouvriers resteraient sans travail ; cent ateliers, cent magasins seraient obligés de se fermer ; plus d'un négociant se trouverait dans l'impossibilité de faire honneur à sa signature, et les banqueroutes, l'une pressant l'autre, comme les vagues d'une mer agitée qui va tout engloutir, détruiraient infailliblement le commerce de notre ville qui est déjà tant déchu de son ancienne prospérité.
Source : Gallica

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