Résumé

N. Charbonnier Tendances germaniques, par N. Charbonnier (1870)

La liberté n'est pas venue des campagnes et n'existera jamais pratiquement chez un peuple agricole ; elle est née dans les grandes communes, où les travailleurs aisés s'associaient et payaient tantôt en écus sonnants, tantôt de leur propre sang les libertés qu'ils arrachaient à leur tout puissant seigneur. L'état agricole est un acheminement, et non une destinée. La liberté d'examen chez les Allemands doit être considérée par l'usage qu'ils en ont fait depuis trois siècles comme un grand palliatif à l'absence des libertés politiques : Dieu peut y être discuté, non le Roi.
Source : Gallica

N. Charbonnier Tendances germaniques, par N. Charbonnier (1870)

Si la guerre est un moyen inique de résoudre une difficulté, les lois qui régissent la guerre ne peuvent être quelque chose de bon pas plus que l'invention d'un engin très-destructeur n'est une bonne invention. La fin ne peut en aucun cas justifier ces moyens, et la défense de la patrie ne suffit jamais pour absoudre quelqu'un qui a joué le rôle d'espion, un général qui par représailles a mis toute une ville au pillage, ou forcé une ville de se laisser brûler et bombarder.
Un peuple ne doit pas mettre la patrie au-dessus de l'humanité.
Source : Gallica

N. Charbonnier Tendances germaniques, par N. Charbonnier (1870)

Un empire comme celui de Prusse peut-il rester séparé de la Mer du Nord par une si petite zone de terre que la Belgique et la Hollande qui avec le Danemarck lui donneraient cent lieues de côtes sur la Mer du Nord ? Et quand on voit aux quatre coins de cet Empire des peuples qui ne sont pas Allemands des Danois et des Polonais au Nord, et bientôt des Français à l'Ouest, peut-on encore croire que la non idendité de races empêchera les Prussiens de s'annexer la Belgique et la Hollande ?
Source : Gallica

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