Résumé

Conditions futures de l'équilibre entre les puissances (1867)

S'il est vrai que la Russie doive bientôt posséder cent millions d'hommes, il nous semble que c'est précisément le cas de ne pas forcer à lui servir d'avantgarde quarante millions d'Allemands, et le cas, au contraire, de rattacher à nous ce vieux peuple, notre émule et notre frère en civilisation européenne. Ce serait cruelle duperie que de lutter encore pour l'équilibre entre nos petits États quand de grands États, naguère lointains, sont venus prendre pied au milieu de nous et part très-intéressée à toutes nos affaires.
Source : Gallica

Conditions futures de l'équilibre entre les puissances (1867)

Jadis, la question d'équilibre s'agitait entre la France, la Bourgogne, la Bretagne, etc. ; la France a tout annexé pour pouvoir débattre la question d'équilibre avec l'Espagne, l'Autriche, l'Angleterre ; aujourd'hui, pour préparer l'équilibre entre l'Europe, l'Asie et l'Amérique, il faut une Confédération d'États puissants, —à moins que l'on ose soutenir que la France doit annexer toute l'Europe !
Source : Gallica

Conditions futures de l'équilibre entre les puissances (1867)

Les Luxembourgeois seront heureux de n'être plus un pivot stratégique ; les Allemands sortiront sans outrage d'une situation qu'ils trouvent gênante pour leur amour-propre, et les Français n'auront point à attenter de leurs propres mains à l'intérêt permanent de l'Europe.
Si ces propositions justes et modérées ne devaient point être accueillies à Berlin, c'est que décidément le vertige y serait à son comble et que la providence des Moscovites l'emporterait sur celle qui a conduit notre civilisation.
Source : Gallica

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