Résumé

Antoine Lefebvre L'Europe et la conférence, lettre à M. Gladstone… (1871)

« Il n'y a plus d'Europe; » cette puissance, c'est la France, que l'abandon où elle est laissée aura déliée de tous ses devoirs et de toutes ses obligations. De quelque côté que l'on tourne les yeux, on arrive infailliblement à cette conclusion que, chaque coup de canon est, aujourd'hui, tiré contre l'Europe, et que la guerre prolongée entre la France et la Prusse doit tout renverser, si elle n'est elle-même arrêtée?
Source : Gallica

Antoine Lefebvre L'Europe et la conférence, lettre à M. Gladstone… (1871)

Si alors qu'il lui suffit de parler, l'Angleterre reste muette, c'est elle qui, devant l'histoire, portera le fardeau des faits accomplis; et qui sait si, après avoir laissé prononcer la déchéance de l'Europe, elle ne devra pas un jour courber la tête devant une politique de coalition qui, au profit de la Russie et des États-Unis, l'excluera de deux autres continents, l'Asie et l'Amérique.
Source : Gallica

Antoine Lefebvre L'Europe et la conférence, lettre à M. Gladstone… (1871)

De la résolution qui sera prise dépend l'avenir de l'Europe. Que l'Autriche, en déposant son vote, songe au sort de la Pologne! Que l'Italie hésite avant de couronner par un attentat contre la France l'oeuvre commencée à Tracktir et achevée sur les champs de bataille de Magenta et de Solferino! Que l'Angleterre, à son tour, se rappelle que l'époque de sa grandeur a été précisément celle où, seule pendant vingt ans, elle a lutté pour la défense des principes conservateurs contre un homme de génie, souverain d'un grand empire et allié tour à tour à toutes les puissances de l'Europe
Source : Gallica

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