Résumé

Tirez les premiers, MM. les Anglais… (1859)

La Russie fera-t-elle son oeuvre d'émancipation en retournant d'abord vers la fraternité, ou bien en se jetant tout de suite dans les bras de la liberté? Prendra-t-elle conseil de la sagesse désintéressée de la France ou de l'égoïste impatience de l'Angleterre ?
Voilà la question !
Avec l'alliance française et la fraternité, c'est la paix pour l'Europe, et pour elle, la prospérité.
Avec l'Angleterre et la liberté, c'est la guerre partout, et chez elle le plus épouvantable cataclysme, sans doute, dont l'histoire ait jamais fait mention.
Source : Gallica

Tirez les premiers, MM. les Anglais… (1859)

L'Autriche était, en Europe, le dernier rempart du statu quo, derrière lequel certains Etats s'étaient placés pour dire au progrès : Tu n'iras pas plus loin.
Ce rempart est tombé.
L'Angleterre, embusquée derrière le mol hypocrite de liberté, fomente partout la révolution qu'elle s'empresse d'abandonner au moment du danger.
C'est ainsi que la France vient de déployer seule le drapeau de la civilisation.
Cependant les Anglais, soi-disant philanthropes, déclarent, sans vergogne, trouver insuffisants des massacres qu'ils avaient évidemment espérés plus complets.
Source : Gallica

Tirez les premiers, MM. les Anglais… (1859)

Fraternité, Égalité, Liberté, tandis que l'autre formule n'est qu'un leurre du réalisme protestant ; cette amorce tendue aux mauvais instincts de l'humanité, par l'égoïsme impatient, l'ambitieuse médiocrité, et surtout par l'envie, le plus détestable et le plus honteux de tous les vices.
Il est certain que tout système qui ne songe qu'à se faire des prosélytes, a plus de chances de succès, en disant à chacun : Sois libre ou bien puissant, qu'en lui rappelant ses devoirs envers ses semblables.
Source : Gallica

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