Résumé

Réflexions sur l'état actuel et l'avenir de la France et de l'Europe (1832)

Deux puissans génies sont suscités par la Providence, exprès pour accélérer la grande révolution. C'est Cristophe Colomb et Luther. Le premier ouvre à l'activité industrielle de l'homme une carrière qui n'a plus de bornes, car un globe n'en connaît point d'autres que chaque point de sa superficie ; le second, Luther, en ouvre une antre d'un intérêt bien plus grand et plus cher à l'humanité; c'est celle de la religion, qui, depuis ce réformateur, n'a plus cessé de tendre vers son but, l'Evangile dans sa sublime pureté , ce code divin de la dignité et de la liberté de l'homme.
Source : Gallica

Réflexions sur l'état actuel et l'avenir de la France et de l'Europe (1832)

Dès-lors, malgré toutes ses aberrations, l'homme a toujours avancé vers son but, qui est la vraie religion, ou l'accomplissement de la civilisation. Parvenu au point où il se trouve aujourd'hui, il a reconnu en lui les facultés de vouloir et de pouvoir être libre ; de sorte que ce que nous appelons à présent civilisation n'est encore que la marche progressive de toutes les communautés d'hommes vers cette liberté, dont le triomphe est immanquable, parce que c'est la cause de Dieu même.
Source : Gallica

Réflexions sur l'état actuel et l'avenir de la France et de l'Europe (1832)

La vague écumante se brise sur la plage et recule; cependant le flux gagne imperceptiblement : c'est l'image de la civilisation, dont le but, le complément est dans le triomphe de la religion. Ici je ne parle ni de catholique, ni de grecque, ni de protestante, mais de l'Évangile dans toute sa pureté et débarrassé de ses dogmes parasites, que le fanatisme a inventés, et la fraude imposés aux humains, pour les conduire en les aveuglant. Lorsque la Sainte-Alliance a voulu introduire un nouveau droit des gens en Europe, basé sur l'Évangile, il n'y a eu d'erreur que dans le but
Source : Gallica

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