S.-M. Boutissaut-Chéron

Résumé

S.-M. Boutissaut-Chéron Souvenirs et Réflexions d'un vétéran de 92… (1833)

Il a parfaitement saisi la pensée de Napoléon repentant, celui qui a fait proclamer que le sang des Français n'appartenait qu'à la France, au maintien de son indépendance, au respect dû à son honneur, à sa dignité.
Les guerres doivent être justes ; ce n'est pas assez, il faut qu'elles soient nécessaires pour le bien public ; le sang du peuple, ne doit être versé que pour ce même peuple dans les besoins extrêmes.
Source : Gallica

S.-M. Boutissaut-Chéron Souvenirs et Réflexions d'un vétéran de 92… (1833)

Athènes fut le berceau de la civilisation, des sciences et des arts ; elle les porta au plus haut degré de splendeur ; elle fut dans son période l'astre des lumières. Néanmoins, la civilisation, les lumières et les arts n'ont pu empêcher sa ruine. Ce météore éclatant a disparu, et la monarchie française va toujours grandissant en lumières comme en gloire, grâces à la royauté héréditaire.
M'opposera-t-on la république des Etats-Unis d'Amérique? Je répondrai qu'elle est jeune encore.-Qui n'admire la jeunesse de la république romaine?
Source : Gallica

S.-M. Boutissaut-Chéron Souvenirs et Réflexions d'un vétéran de 92… (1833)

Le suprême et parfait gouvernement consiste à gour verner ceux qui gouvernent. Il faut les observer, les éprouver, les modérer, les corriger, les aimer, les élever, les rabaisser, les changer de place et les tenir toujours dans la main.
Le vrai génie qui conduit l'Etat est celui qui, ne faisant rien, fait tout faire, qui pense , qui invente, qui pénètre dans l'avenir, qui retourne dans le passé, qui arrange, qui proportionne, qui prépare de loin. L'occupation d'un grand roi doit être de penser, de former de grands projets, et de choisir les hommes propres à exécuter sous lui.
Source : Gallica

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