Résumé

La Paix par la guerre (1868)

Cela vaut mieux, même pour les intérêts qui ont besoin de la paix. Car la paix, une paix définitive et féconde, ne sortira que de la guerre. La France et la Prusse sont, à l'heure qu'il est, dans la même situation que deux hommes entre lesquels une affaire d'honneur est engagée : tant qu'ils ne sont pas allés sur le terrain, toute réconciliation, toute relation est impossible entre eux; une fois le combat terminé, quel que soit le vainqueur quel que soit le vaincu, ils peuvent honorablement et sincèrement se donner la main.
Source : Gallica

La Paix par la guerre (1868)

Dans un autre temps et dans d'autres circonstances, tant de témoignages irrécusables des dispositions pacifiques du gouvernement impérial auraient amplement suffi à rassurer l'opinion publique. Et pourtant l'opinion ne se rassure pas : c'est là un fait trop évident pour avoir besoin d'être démontré. Les craintes de guerre ne se dissipent un instant que pour reparaître bientôt. Le moindre incident, vrai ou faux, bien ou mal compris, fait renaître toutes les inquiétudes.
Source : Gallica

La Paix par la guerre (1868)

Il est telle éventualité en présence de laquelle l'Allemagne oublierait son antipathie pour la domination prussienne. Autant l'Allemand a peu de goût pour une unité centralisatrice, autant il a d'attachement pour son indépendance nationale. Si une puissance étrangère, si la France en particulier entreprenait contre l'Allemagne une guerre de conquêtes, si elle tentait de s'approprier un pouce du sol germanique, on verrait tous les Allemands se serrer autour du drapeau prussien. La Prusse retrouverait sa popularité éphémère de 1813.
Source : Gallica

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