Résumé

Henri Parrot Des Chances de guerre en Europe… (1830)

Sans doute, quand l'Espagne, la France et l'Autriche formaient, sur le continent, les seules grandes puissances, ou quand Napoléon, dans ses projets gigantesques, menaçait l'Europe entière d'une seule domination, il pouvait être d'une sage politique, de la part de l'Angleterre, de ne pas laisser dans nos mains Anvers et la ligne du Rhin ; mais depuis que le colosse du nord, grandissant chaque jour, menace à son tour de tout envahir, l'ancien système politique est radicalement changé.
Source : Gallica

Henri Parrot Des Chances de guerre en Europe… (1830)

Si la Pologne persévère et triomphe, toutes les forces de la Russie sont absorbées pour long-temps, et la barrière qui doit défendre les peuples du midi contre les envabiissemens du nord se relève enfin. Mais si, au contraire, les braves et malheureux Polonais sont encore écrasés par l'immense supériorité numérique de leurs ennemis, la Russie n'en sera que plus disposée à poursuivre, jusques en France , l'esprit d'indépendance et de liberté dont l'invasion devient si rapide. Faisons tous nos voeux pour la Pologne, et, s'il se peut, faisons davantage.
Source : Gallica

Henri Parrot Des Chances de guerre en Europe… (1830)

L'entière destruction des derniers vestiges de la féodalité, voilà ce qui, plus encore, peut ébranler les masses. En France, la chute conplète du régime féodal, c'est-àdire l'égalité des droits, l'entière conquête de la liberté civile, date de 1789; dans une grande partie de l'Allemagne, cette conquête, est encore à faire. — Là pèse encore sur les habitans des campagnes, cet odieux système de prérogatives nobiliaires et de priviléges fonciers qui ne blessent pas moins les intérêts matériels de l'homme que sa dignité personnelle
Source : Gallica

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