Résumé

La Prusse et ses alliances (1866)

Cette attitude des peuples conquis par la Prusse ne doit-elle pas persuader au gouvernement français que l'occasion est favorable pour revendiquer nos frontières du Rhin! Si la Prusse osait entreprendre de soutenir sa mauvaise foi, à l'aide de ses fusils aiguille, ne pourrionsnous pas compter sur l'appui de ces populations lésées arbitrairement dans leurs sentiments de nationalité et de liberté?
La France, fidèle à son rôle, protégerait encore de son épée dans ces circonstances les faibles et les opprimés, tout en défendant ses propres intérêts.
Source : Gallica

La Prusse et ses alliances (1866)

On ne saurait en douter, la Prusse craint cette action de la France; mais, malgré cela, nous en sommes convaincus, elle ne satisfera pas nos légitimes exigences.
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Elle veut la guerre avec nous, en dépit de toutes les protestations qu'elle nous fait, de toutes les flatteries qu'elle nous adresse; nous sommes, à son point de vue, les ennemis les plus redoutables. Son faux libéralisme s'effraie de voir respectée et prospère la nation qui a la première affirmé le droit qu'a toute société moderne de choisir celui qui la gouverne.
Source : Gallica

La Prusse et ses alliances (1866)

Encore, si la Prusse avait mis au service d'une grande idée ses soldats et ses fusils perfectionnés, si, se faisant le champion des libertés publiques, des aspirations nationales, elle eût prit les armes pour reconstituer l'Allemagne sur des bases nouvelles, en tenant compte des origines et des besoins des populations, il faudrait certes faire la part de ses intentions, tout en déplorant que la justice ait besoin de la guerre et des calamités qu'elle entraîne, pour se manifester et soutenir sa cause.
Source : Gallica

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