Résumé

Charles-Édouard Laborde Guerre à outrance ! discours prononcé par le citoyen C.-É. Laborde… (1870)

Voilà ce que poursuit là Russie.
Or, ce n'est pas la Prusse qui l'entravera dans son but. Victorieuse, elle ira vers l'Occident, cherchant à son tour la mer dont elle a besoin, et convoitant les rivages de la Hollande et de la Belgique. L'obstacle ne pourrait venir que de l'alliance de la France et de l'Angleterre, faisant ensemble une nouvelle expédition de Crimée, et le czar fixant ses yeux sur les deux nations, se réjouit de les voir séparées.
Pourvu que l'Angleterre ne bouge pas, tout est pour le mieux.
Source : Gallica

Charles-Édouard Laborde Guerre à outrance ! discours prononcé par le citoyen C.-É. Laborde… (1870)

Quant à l'aristocratie britannique, elle garde toujours au fond de son coeur un levain d'aigreur puisé dans l'histoire de notre longue rivalité, et elle croit entendre encore aujourd'hui les échos de la grosse voix de Burke, objurguant autrefois nos pères de la révolution dans un de ces véritables accès d'épilepsie où le jetait le nom de la France.
Mais le peuple anglais est pour nous; je me trompe : le peuple anglais n'est pour personne, il est pour lui.
Source : Gallica

Charles-Édouard Laborde Guerre à outrance ! discours prononcé par le citoyen C.-É. Laborde… (1870)

Ne croyez pas, d'ailleurs, que les griefs que pourraient avoir les États-Unis contre la politique impériale auraient suffi pour ies jeter dans la politique de la neutralité sans la considération que je viens de vous présenter.
Ils savent très-bien que la nation française n'est pas responsable des aberrations de l'empire; ils auraient facilement passé par-dessus la reconnaissance des Etats du Sud dans la guerre de la sécession, et l'essai, du reste si malheureux, de l'implantation dans le sol démocratique de l'Amérique du nord d'une monarchie absolue et de droit divin.
Source : Gallica

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