Résumé

Frederick Augustus Maxse Le Joug allemand, traduction de deux lettres adressées au "Morning post" de Londres… (1872)

Au moins avait-il la certitude que si quelque traité illégal, du genre de ceux de Napoléon 1er, était proposé, l'indignation de l'Europe entière éclaterait, et chaque nation se regarderait comme solidaire de l'autre dans cet affront commun.
Un Anglais pouvait assurément compter sur l'attitude de son propre pays dans cette éventualité. La seule mention de tentative sur les provinces Rhénanes par la France a longtemps suffi pour provoquer chez nous une véritable exaspération, et a donné lieu à l'expression bien méritée de la plus énergique réprobation.
Source : Gallica

Frederick Augustus Maxse Le Joug allemand, traduction de deux lettres adressées au "Morning post" de Londres… (1872)

Je viens de voir de mes yeux, dans les provinces françaises cédées à l'Allemagne, la triste réalité d'un anachronisme vraiment étrange au dix-neuvième siècle : un peuple civilisé faisant peser un joug étranger sur un autre peuple civilisé. Le procédé me semble si grave et si menaçant pour le repos de l'Europe, que je ne puis résister au désir de présenter quelques observations sur ce sujet, tout en ayant pleinement conscience du peu d'influence qu'elles exerceront sur la marche des événements.
Source : Gallica

Frederick Augustus Maxse Le Joug allemand, traduction de deux lettres adressées au "Morning post" de Londres… (1872)

Hélas ! quelle désillusion pour le penseur qui croyait au progrès de l'humanité et au développement de la civililisation! Il a appris avec étonnement, cette année, que notre sentiment de la moralité publique n'est blessé que lorsque la France est l'aggresseur, et que toute notre vertueuse indignation contre ce crime de reculer les limites d'un état voisin n'est que la misérable expression de la jalousie nationale. Une grande puissance a imposé un traité à une autre grande puissance
Source : Gallica

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