A. Mézières, La Lorraine pendant l’armistice
“ C’est là que les habitans venaient arroser quelques fleurs et chercher un peu d’ombre. Plates-bandes entretenues avec amour, rosiers parfumés, dahlias aux riches couleurs, tonnelles discrètes revêtues de vigne vierge et de chèvrefeuille, tout a disparu en même temps. La guerre a fait son œuvre et détruit tout ce qui servait aux joies innocentes de l’homme. L’homme lui-même, qu’est-il devenu ? Combien de ceux qui l’été dernier jouissaient en paix d’un jardinet sous les murs de Thionville n’ont-ils pas été frappés par la maladie, par le chagrin, par la mitraille ! ”
