Résumé

Joseph Truchy Réponse aux attaques contre le maréchal Bazaine… (1871)

Devant cet abandon inexplicable, ce silence obstiné, cette absence de toute communication, le maréchal Bazaine était en droit de penser que le nouveau gouvernement se méfiait de lui, craignant sans doute que l'armée du Rhin, par respect de son serment ou de sa dignité, refusât de se mettre à la remorque de révolutionnaires, exerçant, sans mandat légal, un pouvoir usurpé dans unmoment d'émotion. Rien ne prouve que ce n'est pas sciemment qu'on le laissa sans nouvelles, sans instructions, sans secours d'aucune espèce.
Source : Gallica

Joseph Truchy Réponse aux attaques contre le maréchal Bazaine… (1871)

Mis en éveil au premier signal, il leur était toujours facile d'accumuler sur les points menacés, et bien avant qu'ils ne fussent atteints par l'assiégé, une quantité considérable d'artillerie pour résister aux premiers assauts. Une simple figure géométrique démontre clairement la vérité de ce raisonnement. Abrités comme dans une place forte, derrière des ouvrages souvent formidables, ils pouvaient aisément tenir tête à l'orage, jusqu'à ce que toute l'armée d'investissement fut arrivée à leur secours, si besoin était.
Source : Gallica

Joseph Truchy Réponse aux attaques contre le maréchal Bazaine… (1871)

Sans la moindre nouvelle de l'extérieur, sans communications du nouveau gouvernement, le maréchal Bazaine, impuissant à forcer la ligne des Prussiens, ne pouvait qu'attendre les événements et borner son rôle à une simple position d'expectative. Son armée représentait la seule force régulière
restant à la France ; elle pouvait, si de sérieuses propositions de paix étaient faites à la Prusse, peser d'un poids considérable dans les délibérations, ou produire un résultat capital si l'on songeait enfin à lui envoyer des secours
Source : Gallica

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