François Grenier

Résumé

François Grenier Mes souvenirs de l'Armée du Rhin… (1871)

Que ceux qui nous frappent à coups redoublés depuis la capitulation se fassent une idée du tableau que je viens de dérouler devant eux, qu'ils aient le courage de le regarder en face, et qu'ils nous disent si l'armée a failli, soit sur les champs de bataille où jamais elle n'a reculé et n'a été vaincue, en dépit du nombre et de la puissance de nos ennemis, soit dans ces jours désastreux où elle avait à lutter contre toutes les souffrances de la misère et du désespoir et où jamais elle ne s'est laissée abattre !
Source : Gallica

François Grenier Mes souvenirs de l'Armée du Rhin… (1871)

Dans des malheurs aussi grands que ceux qui bouleversent notre chère patrie , est-il bien, est-il utile de se déchirer mutuellement ? ne serait-il pas mieux de s'aider, de s'encourager, d'unir tous ses efforts pour sauver notre malheureux pays? Et que prétendent obtenir ces mauvais Français qui se déchaînent avec tant de violence contre l'armée !. Est-ce l'espoir de la perdre dans l'esprit de ses concitoyens ? Qu'y gagnera la France, en sera-t-elle davantage et plus tôt débarrassée des Prussiens ?
Source : Gallica

François Grenier Mes souvenirs de l'Armée du Rhin… (1871)

Ainsi disparut et s'anéantit cette noble et brave armée, une des dernières espérances de la France!
Et maintenant que le pays paraît vouloir accepter la lutte à outrance, pour lui ménager toutes les chances favorables, il faut qu'on évite de faire la guerre comme elle semble conduite actuellement en défendant chaque ville, chaque village, moyen sûr de se faire battre encore en détail. Il faut, au contraire, qu'on se retire lorsqu'on n'est pas en force et qu'on rétrograde sur les grands centres, de manière à rassembler de grandes masses et à se présenter devant l'ennemi en nombre supérieur.
Source : Gallica

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