Résumé

A. Mézières Le Siège de Metz en 1870

Depuis le premier jour jusqu’à la dernière heure, le commandant de Strasbourg est resté en étroite communication avec l’âme de la France, sans se croire d’autres devoirs que des devoirs de soldat, d’accord avec les habitans de la ville qu’il défendait, également d’accord avec les deux pouvoirs qui en se succédant à Paris représentaient pour lui l’unique intérêt du moment, l’intérêt de la défense nationale. Nous regrettons que la conduite du maréchal Bazaine n’ait été ni aussi nette, ni aussi facilement comprise. Il ne doit s’en prendre qu’à lui de l’incertitude où il nous jette.
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A. Mézières Le Siège de Metz en 1870

SIEGE DE METZ Il y a une voix de la conscience publique qui s’élève, après chaque nouvelle épreuve que nous traversons, pour en dégager nettement la moralité générale, pour exprimer ce qu’en pensent à la même heure sans s’être entendus les hommes de toutes les opinions. Le lendemain de la malheureuse bataille de Wœrth, personne ne condamnait le maréchal Mac-Mahon ; le lendemain de la capitulation de Sedan, tout le monde condamnait l’empereur.
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A. Mézières Le Siège de Metz en 1870

C’était à l’armée du Rhin, à l’élite de nos soldats et de nos généraux, qu’il appartenait de laver cette honte dans son sang. Il nous semble que, quelles que pussent être les défaillances individuelles, on aurait remué tous les cœurs, si on avait réuni les officiers pour leur dire : C’est assez d’une capitulation de ce genre dans notre histoire, il n’y en aura pas deux ; nous ne donnerons pas le nouveau spectacle d’une armée qui rend ses armes. Que dirait de nous l’Europe, que les Français ont tant de fois étonnée par leur courage ?
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