Droit de destruction

Définition et enjeux

Georges Bry Précis élémentaire de droit international public… (1891)

Si l'un d'eux méconnaissait les lois de la guerre, il s'exposerait à des représailles qui s'exercent par l'incendie, le pillage, le meurtre des prisonniers, la prise d'otages, la destruction des édifices publics, et qui déshonorent les armées, en donnant à la guerre un caractère sauvage et barbare. L'habitude prise, pendant la paix, de respecter la loi divine et morale, peut seule empêcher ces abus de la force et contenir des passions que la guerre alimente et développe.
Source : Gallica

Paul Fauchille Traité de droit international public… (1921-1926)

Leur destruction ne serait, en réalité, qu'une rigueur inutile, qu'une méconnaissance de la règle du droit des gens qui distingue entre les combattants et les non-combattants. — Mais comment saura-t-on que des personnes ou des choses ont un caractère militaire ou ont reçu une affectation militaire, et comment pourrat-on n'atteindre que l'objet même qu'on a le droit de frapper ?
Source : Gallica

Pellissier de Reynaud Le Droit maritime selon le Congrès de Paris

Elles trouvèrent en outre des avantages directs à ne pas toujours user du plus terrible des droits que leur donnait la guerre, le droit de destruction, car il est évident qu’il est plus profitable de s’approprier que de détruire. Au lieu de tuer et de brûler, on s’habitua donc, après la victoire, à s’approprier et les choses et les personnes.
Source : Wikisource

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