Noël Picot

Élements biographiques

Noël Picot,  Mystères du suffrage universel et de l'homme politique… (1850)

“ N'est-ce pas là le droit de tous à une position sociale sans être contraire à autrui, ni qu'il puisse l'être à ton égard dans les nécessités forcées de vos rapports? Qu'est-ce, en somme, que ton suffrage individuel soit envers la chose ou l'individu, soit élémentairement comme suffrage universel qui, à cet état, n'est autre que l'expression de tes nécessités d'organisation sociale? Est-ce autre chose qu'une faculté humaine? Sont-ce les animaux qui nomment des animaux pour députés, ou des humains pouvant agir de même? Peux-tu croire n'être pas plus responsable de tes actions que l'animal ? ”
Source : Gallica

Noël Picot,  Projet de révision de la Constitution de 1848… (1851)

“ C'est donc un ensemble d'humains qui étant libres, sont contraires, dangereux à eux-mêmes, à la société, et forcés de s'entre-détruire dans cette société. Tout est là comme confiance réciproque à s'accorder entre membres de société, sans frein égalitaire à leur liberté d'action et sans bases légales. C'est ce qui existe, et non ce qui devrait exister; c'est le vol possible à la supériorité, ou à la force brutale ou à l'intelligence intellectuelle, autorisé par les nécessités particulières et communes à chaque individu; ce sont les résultais et les faits d'une législation de fraction illégale. ”
Source : Gallica

Noël Picot,  Mystères du suffrage universel et de l'homme politique… (1850)

“ C'est donc ce dernier prestige politique possible aux facultés humaines, aux membres d'une société devenue peuple souverain, qu'il faut s'en prendre et soumettre à des freins physiques et non moraux. C'est donc ce dernier tyran survivant, envahisseur, insatiable de possession, à qui importe peu la destruction ou dévastation de tout ce qui lui fait résistance, qu'il faut détruire; c'est ce monstre politique à figure humaine que le suffrage universel est appelé à combattre, pour pouvoir préserver le troupeau de lions humains qu'il fascine d'être toujours volé, de s'entre-dévorer entre eux. ”
Source : Gallica

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