Résumé

Carlos Testa Le Droit public international maritime… (1886)

Le moyen qu'a tout navire de guerre pour attester sa nationalité consiste à hisser son pavillon en appuyant cette démonstration d'un coup de canon que les Français appellent « coup d'assurance » et les Anglais « affirming gun ». C'est une forme simple, mais imposante adoptée par toutes les nations maritimes comme traduisant la parole d'honneur de l'officier commandant le navire, que la nationalité du pavillon est bien celle du navire ; le bruit du canon est comme la voix solennelle qui parle au nom de la souveraineté dont il a le devoir de soutenir l'honneur et les droits.
Source : Gallica

Carlos Testa Le Droit public international maritime… (1886)

Aucune puissance ne peut invoquer le principe de la liberté des mers, quand on procède contre un navire pirate qui se recommande d'une nationalité quelconque. Comment, en effet, une nation, qui ne saurait accorder sa protection à la piraterie, pourrait-elle se dire lésée ou offensée dans ses droits, en présence de la répression à laquelle est soumis un navire qui a démérité de sa protection ou qui l'a trahie. C'est, au contraire, un service que l'on rend à un pays lorsque l'on empêche des pratiques qui constituent une offense pour lui et un péril pour les autres.
Source : Gallica

Carlos Testa Le Droit public international maritime… (1886)

Dans la guerre continentale, le passage des troupes par le territoire neutre n'est pas sans inconvénient dès qu'il ne peut pas être concédé à l'un des belligérants sans l'être à l'autre ; et s'il est accordé à l'un et à l'autre, il peut encore être un acte contraire à l'impartialité. Au contraire, dans la guerre maritime, une armée navale faisant usage de la liberté des mers peut passer sur les eaux territoriales sans pour cela causer le moindre préjudice à l'État neutre qui y exerce un simple droit de juridiction et de vigilance.
Source : Gallica

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