Port franc

Définition et enjeux

Louis Duthoya Villes franches, ports francs, entrepôts de douanes… (1899)

La lettre de la Chambre de commerce de Cette est pleine d'intérêt. Voici ce que nous écrit son Président : « L'érection du port en port franc serait une mesure ardemment souhaitée, mais on considère cela comme une utopie. On conçoit du reste, que la création de ports francs ne peut rendre de services à la nation, qu'à la condition de ne pas trop étendre la mesure, de façon à concentrer sur un petit nombre de points choisis et bien placés, d'immenses docks de marchandises qui constitueraient des marchés d'une richesse, d'une importance énormes».
Source : Gallica

Y. Pegourier Le marché du riz d'Indochine : thèse pour le doctorat (1936)

Un port franc, dit la Chambre de Commerce de Marseille, est un port établi hors de la ligne des douanes, ouvert à tous les bâtiments de commerce, sans distinction, quel que soit leur pavillon et la nature de leur chargement. C'est un point commun où vient aboutir, par une sorte de fiction, le territoire prolongé de toutes les nations.
Source : Gallica

Félix Julien Les commentaires d'un marin (1870)

Un seul point, favorablement choisi sur le bord de la mer, un port franc ouvert aux consulats d'Europe eût suffi pour interrompre la continuité de ce cercle fatal et y entretenir, jusqu'au cœur du pays, une artère nouvelle par où s'infiltrerait la civilisation.
Ce n'est pas tout d'avoir fait briller un instant à leurs yeux les prodiges de l'industrie moderne, en débarquant sur leur côte des machines distillatoires, des télégraphes et des chemins de fer.
Il faut savoir se placer plus haut et s'élever jusqu'à des considérations de morale internationale et d'humanité universelle.
Source : Gallica

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