Résumé

J. Charles-Roux Revue des Deux Mondes tome 38, 1907

Peut-on croire qu’il suffise de construire une jetée, de creuser un bassin, d’élever un môle cl d’éclairer un phare, et que, une fois ces travaux terminés, le problème soit résolu ? Ce serait une pure utopie ! Pour qu’un port maritime soit digne de ce nom, et qu’il légitime les sacrifices de l’Etat, il faut que, depuis de longues années, il soit le centre de grands marchés, un des principaux rouages de l’activité commerciale du pays ; qu’il ouvre une des grandes portes, par lesquelles entrent et sortent les marchandises constituant le commerce de la nation
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J. Charles-Roux Revue des Deux Mondes tome 38, 1907

L’Etat ne devrait pas lui-même effectuer de grands travaux de port, car, avec les rouages administratifs actuels et toutes les formalités qu’ils entraînent, les travaux, non seulement sont effectués d’une façon extrêmement coûteuse, mais encore avec une lenteur telle que l’on peut dire, sans crainte d’être démenti, que, lorsqu’ils sont terminés, ils se trouvent déjà insuffisans pour les besoins qui avaient été envisagés, lors de leur conception.
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