Résumé

Georges Brault Taxes de tonnage et droits de quai… (1900)

Les faveurs se portent vers la navigation, les encouragements de toute sorte sont prodigués à cet agent de notre expansion : c'est tendre vers l'idéal que l'on s'est proposé, que de lui assurer la plus large part dans le transport des marchandises, que de réduire le plus possible la part du pavillon étranger dans notre trafic : de ces principes s'inspire avec une remarquable continuité de vues toute notre politique économique pendant près de trois siècles.
Le droit qui frappe les navires en raison de leur abord n'est plus considéré comme la rémunération d'un service
Source : Gallica

Georges Brault Taxes de tonnage et droits de quai… (1900)

A l'origine, alors que dans la conception des hommes, la notion d'Etat se confond avec le respect dû au chef, l'obligation de payer l'impôt s'identifie chez celui qui y satisfait avec le souci de sa propre conservation, et ce qu'il consacre en personne à la défense ou à l'amélioration du sol auquel il demeure attaché, lui semble moins un service rendu à l'être moral constituant l'Etat, qu'à la personne du chef qu'il s'est choisi ou qui s'est imposé à lui par la force.
Source : Gallica

Georges Brault Taxes de tonnage et droits de quai… (1900)

D'ailleurs, les autres nations nous ont ouvert cette voie et le droit d'un écu par tonneau de mer créé par Henri IV en 1600, n'a pour but que de nous relever de l'état d'infériorité où se trouvent nos bâtiments vis-à-vis de l'étranger qui les frappe de droits élevés d'ancrage (1) . Fouquet reprit en 1-659, cette taxe sur les vaisseaux étrangers « pour rétablir notre navigation par cet avantage » (2) et Colbert s'appliqua avec opiniâtreté à maintenir ce droit malgré, ou plutôt à cause des protestations mêmes de nos rivaux.
Source : Gallica

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