Charles Lenthéric,
Revue des Deux Mondes
“ Cette balance du tonnage est tout autre que celle du commerce; l’une se déduit du poids, l’autre de la valeur des objets échangés; et la navigation d’un pays peut languir dans des conditions où ses manufactures sont en pleine activité. Ainsi, pour n’en citer qu’un exemple, les cent millions de soieries que nous avons exportés par mer dans certaines années prospères, tout en employant un très grand nombre d’ouvriers, ne fournissent à la marine qu’un aliment insignifiant; le transport d’une bien moindre valeur en fer, en bois, en houille, pourrait occuper cent fois plus de matelots. ”
