Résumé

Portrait de Louis Marlio Louis Marlio La politique allemande et la navigation intérieure (1907)

Dès lors, n'est-il pas à craindre que la maîtrise économique de l'État ne s'affaiblisse par la création de nouveaux moyens de transport échappant à son contrôle? Les voies navigables sont, en effet, une anomalie dans un pays qui se vante d'appliquer les principes de l'économie nationale. Ici, les marchandises circulent pour le même prix, qu'elles soient utiles ou inutiles, bonnes ou mauvaises, qu'elles servent les intérêts nationaux ou ceux de l'étranger. Ce qui entre en jeu ici, c'est uniquement le prix de revient du transport, aux environs duquel la concurrence ramène toujours le fret.
Source : Gallica

Portrait de Louis Marlio Louis Marlio La politique allemande et la navigation intérieure (1907)

Ce qui a malheureusement paralysé pendant longtemps les efforts faits en vue d'obtenir le rétablissement des péages, c'est la magie de ce mot de liberté que l'on a accolé à celui de navigation pour transformer en un dogme sacré « la liberté de la navigation ». Le mot est sonore mais il n'a pas de sens. Il n'est pas question ici de liberté de navigation. Elle n'existe pas d'ailleurs. Un bateau de plaisance ou un petit bateau ne peut circuler sur un canal sans une autorisation spéciale. Il ne faut
pas parler de la liberté mais de la gratuité de la navigation.
Source : Gallica

Portrait de Louis Marlio Louis Marlio La politique allemande et la navigation intérieure (1907)

En principe, les raisons qui motivent un tarif exceptionnel ne sont pas seulement l'espérance de voir naître ou se développer un gros trafic et par suite d'amener de gros bénéfices aux chemins de fer, mais le besoin de soutenir certains produits contre une concurrence étrangère, de concourir au développement des ports de mer nationaux, de permettre l'introduction à bas prix d'une marchandise jugée nécessaire ou seulement utile, ou enfin de donner à une région déshéritée par la nature ou par les événements une compensation qui lui permette de racheter son infériorité.
Source : Gallica

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