Résumé

Congrès national de navigation intérieure… (1911)

Je crois superflu de vous parler de la traction extraordinaire sur les canaux et de vous démontrer la supériorité marquée de ce mode de transport sur les voies ferrées. Quand on songe qu’un bateau de 10.000 francs peut transporter un train de 300 tonnes avec une traction facile, on se demande comment on peut, aujourd’hui, discuter l’égalité des chemins de fer sur les canaux. Il y a un principe supérieur à tout, c’est le principe d’Archimède, et c’est en vertu de ce principe que la traction sur voie d’eau est bien plus économique que celle sur rail.
Source : Gallica

Congrès national de navigation intérieure… (1911)

Quant à la situation créée par le canal aux chemins de fer, les canaux n’ont jamais fait de tort aux chemins de fer : partout où sont créés les canaux, c’est la puissance de la matière première qui arrive et qui détermine la création d’industries et de forces nouvelles. Le jour où, le long du canal, le long de cette voie d’eau, nous aurons une traction organisée, nous aurons une force incalculable, car dans le bassin de Longwy il n’y a pas moins de 60.000 HP mécaniques aujourd’hui et nous aurons une force d’autant plus grande, lorsque nous aurons fait venir la houille.
Source : Gallica

Congrès national de navigation intérieure… (1911)

Tout à l’heure, un des membres du Congrès s’est effrayé et a voulu faire une différence absolument fondée entre le halage avec monopole absolu dans des conditions données et le monopole de traction. Les hommes qui ne considèrent que les intérêts généraux, qui ne s’arrêtent pas à des intérêts privés, se demanderont pourquoi cette distinction. Je pose simplement la question et je ne cherche pas en ce moment à la résoudre. Je dis qu’il n’y a pas seulement un intérêt économique, qu’il y a un intérêt national de premier ordre à laisser s’établir la libre concurrence
Source : Gallica

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