Résumé

René Demangeat La concurrence et la coordination du rail et des voies d'eau en France… (1936)

Le prix ferme a pour but d'attirer ou de conserver au chemin de fer un trafic déterminé sur un parcours déterminé; il peut être utile pour le développement de certaines industries ou de certaines localités, mais en fait, il répond très souvent à un désir- de lutter contre la navigation intérieure et de lui enlever du trafic.
Le prix ferme s'explique par ce fait que, jusqu'ici, le chemin de fer avait intérêt à transporter, même à bas prix, puisqu'il n'était pas autorisé à supprimer des services déficitaires : un transport à bas prix valait mieux que pas de transport du tout.
Source : Gallica

René Demangeat La concurrence et la coordination du rail et des voies d'eau en France… (1936)

En ce qui concerne plus directement la question de répartition du trafic entre le rail et l'eau, le Conseil National Economique avait conclu d'abord à une répartition indirecte du trafic par voie fiscale, répartition qualitative, par la modification du taux de l'impôt sur les transports ; ensuite, à une répartition directe du trafic par accord entre les intéressés, avec intervention, le cas échéant, d'un organisme arbitral ; enfin, à l'abandon des
luttes de tarifs et notamment des prix spéciaux établis par le chemin de fer en concurrence avec la voie navigable.
Source : Gallica

René Demangeat La concurrence et la coordination du rail et des voies d'eau en France… (1936)

Mais cette liberté absolue est impossible pour de nombreuses raisons : il ne peut y avoir de liberté de concurrence dans un régime où la charge de la lutte pèse en grande partie sur les finances publiques, non seulement en ce qui concerne les chemins de fer, dont le déficit grève lourdement le Trésor, mais encore pour les automobiles, dont le gros trafic par camions abime les routes et pèse singulièrement sur les dépenses budgétaires.
Source : Gallica

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