Résumé

Maurice Bonafous Les transports ferroviaires et routiers en France… (1935)

Le contrat de concession d'une voie ferrée n'a pas d'autre objet que de concéder une ligne à charge pour le concessionnaire de satisfaire les besoins des usagers. L'idée de service public le domine. On ne trouve pas trace dans le contrat de concession, de préoccupation commerciale comme de s'inquiéter si la ligne sera « payante » ou non. Les pouvoirs publics partent de ce principe que les régions les plus déshéritées ainsi que les plus riches ont droit aux transports. Ce n'est pas tout : les habitants doivent être placés sur un pied d'égalité et un tarif uniforme doit leur être appliqué.
Source : Gallica

Maurice Bonafous Les transports ferroviaires et routiers en France… (1935)

Admettons pour un moment que l'on arrive à obtenir pour tous les transports la même discipline économique, c'est-à-dire que l'on puisse tous les placer sous le régime de la libre concurrence. Il est incontestable que le public profitera au début de l'abaissement des tarifs. Mais lorsque le transport le plus apte aura éliminé ses concurrents, ne va-t-il pas profiter de sa situation de monopole et exiger des prix prohibitifs ?
Source : Gallica

Maurice Bonafous Les transports ferroviaires et routiers en France… (1935)

Quel danger pour l'économie nationale que la mainmise sans contrôle des compagnies sur les chemins de fer, surtout si elles se groupent dans une entente ! Quelle puissance ne prendra pas le futur cartel des chemins de fer français vis-à-vis des pouvoirs publics ! Ne sera-t-il pas alors — pour employer la formule célèbre — un véritable Etat dans l'Etat ?
Le trafic conditionne étroitement la vie économique. Un
simple changement de tarif et voici une industrie prospère qui végète.
Source : Gallica

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