“ On se promène sur les chemins de halage, entretenus comme les allées d’un parc ; on s’y couche sous des ombrages si épais, que le soleil ne peut les percer. De jolies auberges, bâties à l’angle du chemin de halage, vous offrent leurs tables de bois peint sur lesquelles écume une bière excellente. Tout cela est gai, vif, propre, enchanteur. Maintenant, comment, avec des écluses aussi justes pour le Saint-Michel, a-t-on pu faire passer la canonnière allemande, plus longue que lui de deux mètres ? ”
Halage
Définition et enjeux
Le halage désigne la pratique historique de la traction de bateaux le long des cours d'eau, parfois grâce à des animaux ou des humains. Ce procédé, essentiel à la navigation fluviale avant l'ère de la vapeur, a suscité des réflexions variées. Jules Verne en évoque les paysages idylliques, tandis que le Congrès national des sociétés savantes souligne son usage ancien.
Ponson du Terrail et Louis Bonnard en décrivent les enjeux pratiques et sociaux, illustrant ainsi une technique à la fois technique et symbolique. Le halage, entre ingénierie et culture, révèle l'interaction complexe entre l'homme et les eaux.
Citations sur “halage”
Congrès national des sociétés savantes, Actes du 89e Congrès national des Sociétés savantes… (1965)
“ La navigation récente, avant l'apparition de la vapeur, utilisait, avons-nous dit, le halage; en était-il de même dans l'Antiquité? Le halage, soit par traction animale, soit, cas le plus fréquent, par traction humaine à l'aide des helciarii était habituel sur nombre de cours d'eau. Pour l'Europe occidentale, nous en avons de multiples témoignages : par exemple, halage des navires tibérins, halage sur la Durance ou encore halage sur la Moselle (5) . ”
Jules Lermina,
La haute canaille
(1881)
“ De Gournay à Nogent, le calme le plus profond régnait. Le chemin de halage se déroulait, blanc et sinueux, comme un ruban d'argent courant à travers les dernières verdures des rives. Et à quelque point qu'on regardât, pas un être vivant ne paraissait. Sur la rivière pas un chaland, sur la berge pas un cheval au pas lourd, tirant à poitrail tendu le long cordage du halage. Cependant, tout à coup, non loin de l'écluse de Neuilly, dans l'axe du clocher roman, un point noir apparut sur la rive. ”
Pierre Jean Baptiste Duchaussois, Aux glaces polaires
“ L’office du rameur, remontant ces cours d’eau, devient, en effet, celui des chevaux de halage de nos rivières et canaux d’Europe, à la différence que, sous les pieds ferrés de l’animal, le chemin, préparé par l’homme, se déroule ferme et uni, tandis que sous le souple mocassin du missionnaire la nature encombre ses rivages de rochers abrupts, d’éboulis monstrueux, ou bien les étend en tourbières visqueuses où le haleur s’enliserait s’il n’était retenu à l’esquif par son propre attelage. ”
Charles Delon, Cent tableaux de géographie pittoresque… (1882)
“ Sur l'une des levées ou sur toutes deux, on ménage un chemin côtoyant la berge ; c'est le chemin de halage. C'est sur cette chaussée que marchent les bêtes attelées qui tirent les lourds chalands au moyen de longs câbles, et les font glisser lentement. ”
Pierre Alexis Ponson du Terrail,
Le grillon du moulin
(1868)
“ Pas un piéton sur le chemin de halage, pas une barque sur le fleuve. En cet endroit, la Loire est un peu encaissée et vient battre une énorme et longue digue qui ne résiste pas toujours dans les grandes inondations. Le chemin de halage est, sur la digue même, sans parapet ni garde-fou, et le courant est si rapide qu'un bon nageur hésiterait à s'y jeter à l'eau. Une pensée sinistre traversa le cerveau de Michel. — Mère Pitache, dit-il, voyons, soyez raisonnable. Rendez-moi mon billet et prenez les deux mille francs. ”
Pierre Alexis Ponson du Terrail,
L'orgue de Barbarie : les héros de la vie privée
(1869)
“ Arrivé au galop sur le chemin de halage, il avait mis pied à terre, abandonné son cheval, franchi le barrage de l'écluse, et, prenant à peine le temps de se dépouiller de son habit et de ses bottes à l'écuyère, il se jeta à l'eau avec l'aplomb et le sang-froid d'un homme sûr de lui-même. ”
Charles-Auguste Millet, Les merveilles des fleuves et des ruisseaux… (1888)
“ Parce moyen, on a pu marcher plus régulièrement et plus sûrement qu'à la voile, se passer du halage, qui n'est pas toujours praticable sur les grands fleuves, remonter contre le courant tout d'une traite, et franchir ainsi jusqu'aux rapides. ”
Henry Berthélemy,
Traité élémentaire de droit administratif
(1913)
“ La traction des péniches se fait par le halage, le louage ou le remor- quage. Le halage se pratique parfois à col d'homme ; plus souvent par trac- tion animale ; exceptionnellement par traction mécanique. Les chevaux pour le halage appartiennent quelquefois aux transporteurs, ou sont loués pour le parcours total à effectuer4; quelquefois aussi, un système de relais est installé par les soins de l'administration le long des cours d'eau. Le halage devient alors un service public. ”
Louis Bonnard, Le voyage en France à travers les siècles… (1927)
“ Les chemins de halage furent partout l'objet d'empiètements de la part des seigneurs et des monastères riverains ; des moulins fixes ou sur bateaux, des pêcheries, dont on tirait d'importants revenus, entravèrent le cours des rivières, et des péages exorbitants et multipliés, perçus avec la plus extrême rigueur, non seulement sur les marchandises, mais encore sur les passagers, quelquefois même sur les pèlerins, achevèrent d'arrêter les rares bateaux qui se hasardaient encore sur les routes d'eau. ”
Gaston de Bézaure, Le Fleuve bleu. Voyage dans la Chine occidentale… (1879)
“ Le chemin semblait se rétrécir à mesure que j'allais plus loin. Je ne puis, comprendre comment les bateliers franchissent ce mauvais pas, ayant sur l'épaule la corde de halage qui les tire dans le gouffre. A la fin, la saillie du roc s'élargit; sur là paroi à pic, devenue subitement d'un rouge de sang, de gigantesques Bouddhas sont ébauchés, les uns accroupis, les autres debout, ouvrant sur les eaux la fixité tranquille de leurs paupières : ce sont les gardiens de l'abîme; les haleurs les invoquent pour être préservés de l'entraînement du vide. ”
Antoine Larue, Manuel des voies navigables de la France… (1877)
“ Le halage a lieu par hommes et par chevaux. Un décret du 19 juin 1875 avait réglementé le service du halage par chevaux, mais aucun entrepreneur n'a voulu s'en charger à cause des difficultés que présente la traction des bateaux, lors des tirages opérés à la mer, dans l'intérêt du dessèchement. ”
Ports maritimes de la France : Tome premier… (1874)
“ Mais, telle quelle est actuellement, la digue de halage a déjà atteint le but que l’on s’était proposés : diriger le chenal à la sortie du port double et permettre aux navires de se faire haler jusqu’à l’ouvert des vents régnants. Dans l’intervalle des travaux de construction de la digue de halage, on a établi, sur la rive droite du chenal, une jetée submersible en moellons, de 2,100 mètres de longueur, qui part d’un point situé au droit de l’estacade du large et qui se termine à environ 38o mètres en aval de la tour Harold. ”
Jules Lecomte,
Dictionnaire pittoresque de marine
(1835)
“ On hale les boulines, on hale les embarcations à terreon hale un vaisseau sur une cale, etc. Haler un bâtiment à la cordelle, c'est l'action du halage, pour faire marcher un bâtiment le long d'un rivage ; ceux qui halent sont à terre, et marchent pour haler. ”
“ Sans que l’enfant s’en aperçût, le chemin de hâlage montant insensiblement et s’agrandissant à mesure, il se trouva sur un large quai de plain-pied avec la berge dont quelques bornes seules le séparaient. ”
Louis de Nussac, Congrès international pour la protection des paysages… (1910-1912)
“ Toujours la berge la plus large, celle du chemin de halage, est maintenant déserte et. nue ; plus une silhouette ne s'interpose entre le promeneur et les constructions neuves, les villages les plus lointains, dont la masse sombre et triste avance sur la plaine écrasée. A terre, plus de gazon, une voie ferrée recouverte de noires scories, ruban dont la désolation serpente et se perd à l'horizon. ”
Alfred Henri Plocque, Législation des eaux et de la navigation… (1870-1879)
“ Ainsi donc, on considère la servitude de halage comme frappant les riverains des deux côtés et au même titre; elle est due le long des bords de la rivière et non plus seulement du côté où les bateaux se tirent. C'est cette doctrine qu'a appliquée un décret du 22 janvier 1808, relatif à la rivière de Sèvre. Article 2. « Il sera appliqué sur chacune de ses rives un chemin de halage de six mètres de largeur, non compris les talus des berges de la rivière » Nous estimons, quant à nous, qu'il faut généraliser cette décision spéciale ”
France. Direction générale des chemins de fer et des routes, Guide officiel de la navigation intérieure… (1891)
“ Le chemin de halage, praticable seulement pour les piétons, est établi sur le sol naturel ou sur des remblais non empierrés. — La traction des bateaux s'effectue au moyen du poussage de fond ou par le halage à bras d'homme et même à la voile quand le vent est favorable. ”
Eugène Rosary, Les conquêtes de l'industrie (1869)
“ Mais, sur ces fleuves, les transports d'hommes et de marchandises n'étaient possibles que dans une seule direction : de l'intérieur des terres au bord de la mer. Car ni voiles ni rames ne suffisaient pour lutter contre le courant, et le halage était également impraticable sur des rives escarpées, hérissées de forêts et de rochers. Il était donc de la plus haute importance pour ce peuple essentiellement travailleur, remuant et trafiquant, de découvrir, ou tout au moins de s'approprier une force capable de ramener à leur point de départ les bateaux qui avaient une fois descendu les fleuves. ”
Émile Moselly,
Terres lorraines
“ Elle s’étalait avec une lenteur aisée sur des grèves blanches, bordées d’oseraies et de saules où le vent creusait des frissons d’argent. Par places aussi, elle devenait un canal régulier, encaissé de talus, où des sonnailles frémissaient sans cesse sous les jeunes ormes, le long des chemins de halage. Vers Pont-Saint-Vincent le paysage s’animait d’une vie trépidante, d’une fièvre de mouvement et d’industrie. ”
Henri Lalou, Manuel réglementaire et pratique de la navigation intérieure… (1858)
“ Les bateaux vides se rangeront du côté opposé au halage. — Dans le cas où les bateaux qui se rencontreraient seraient tous chargés ou tous vides, les bateaux allant de la Meuse vers l'Aisne suivront le côté du halage. — Tout bateau qui s'arrêterait en route, soit pour charger, soit pour décharger partie de ses marchandises, ne pourra arrêter la marche de ceux qui le suivront, et n'aura rang qu'à la suite de ceux qui l'auront dépassé. ”
Henri Lalou, Manuel réglementaire et pratique de la navigation intérieure… (1858)
“ La voie d'eau du côté du halage habituel, non plus que les chemins de halage, ne seront jamais embarrassés, pas même occupés, ni pour stationner, ni pour radoub ou travail quelconque, ni par aucun dépôt de matériaux ou marchandises. — Ainsi les bateaux et radeaux non en marche seront de file et non en double. Ils seront solidement attachés à la rive opposée au halage habituel par deux amarres, une à chaque extrémité, de manière à la serrer dans toute sa longueur. ”
France. Direction générale des chemins de fer et des routes, Guide officiel de la navigation intérieure… (1891)
“ Le chemin de halage, de 3 mètres de largeur, appartient à l'État, il est sur le sol non empierré de la berge de rive droite. — Les bateaux fréquentant la voie sont les gabares d'un tonnage de 16 à 20 tonneaux; elles ont 17 à 18 mètres de longueur et 3m,50 de largeur au plus. La traction se fait par des hommes ou des chevaux. DISTANCES ÉCLUSES en lulom. ”
Paris. Direction des travaux, Recueil de pièces relatives aux canaux de la ville de Paris… (1880)
“ Le chemin de halage a une chaussée empierrée de 2 mètres de largeur depuis Lizy jusqu'à Paris, sur une longueur de 76 kilomètres environ. Le reste, sans être empierré, est ferme et en bon état. Le chemin de contre-halage n'est praticable que dans l'intérieur de Paris. ”
Alfred Henri Plocque, Législation des eaux et de la navigation… (1870-1879)
“ En tout cas, la chaîne devra toujours être placée d'après les ordres de l'administration, et maintenue de telle sorte que, du côté du halage, la moitié au moins du chenal navigable reste libre, pour qu'aux croisements avec les bateaux halés, ceux-ci conservent toujours le côté du chemin de halage ; dans ces rencontres, le toueur devra toujours ralentir le jeu de sa machine. ”
Alfred Henri Plocque, Législation des eaux et de la navigation… (1870-1879)
“ Pendant la période révolutionnaire, les chemins de halage n'étant l'objet d'aucune surveillance, ne tardèrent pas à devenir impraticables. Il résulte du préambule de l'arrêté directorial du 13 nivôse an V, qu'à cette époque les riverains de la Seine, de l'Aube, de l'Yonne faisaient des plantations, construisaient des murs et ouvraient des fossés jusque sur le bout de la berge, de manière à intercepter le passage, ce qui ralentissait la marche des bateaux et exposait les chevaux à périr ”
Paris. Direction des travaux, Recueil de pièces relatives aux canaux de la ville de Paris… (1880)
“ Les flettes ou bachots appartenant aux bateaux entrés dans les canaux ne pourront stationner en rivière dans les espaces ci-dessus déterminées ; les points de stationnement de ces llettes ou bachots seront désignés par l'inspecteur de la navigation. ART. 112. Défense de battre des piquets d'amarre sur les chemins de halage. Il est défendu de battre des piquets d'amarre pour arrêter les bateaux ou trains sur les chemins de halage ; d'amarrer les bateaux ou trains aux arbres plantés le long des canaux ”
France. Direction générale des chemins de fer et des routes, Guide officiel de la navigation intérieure… (1891)
“ Le halage, sur le terrain naturel des herbages riverains, est interrompu par de nombreux fossés d'assèchement sur lesquels on entretient de petites passerelles à piétons. - La traction peut ainsi se faire par des haleurs; le plus souvent, elle s'effectue à la rame ou à la voile, suivant le temps. Le décret du 4 juillet 1853 a fixé au confluent du Merderet la limite de l'inscription maritime, — et, au Pont de la Barquette, celle de la salure des eaux. ",'" DISTANCES en kilom. PREMIÈRE SECTION (fluviale) I S aint-Sauveur-le-Vicomte. — Pont. ”
Henri Lalou, Manuel réglementaire et pratique de la navigation intérieure… (1858)
“ ART. 1ER. Le halage dans les souterrains sera fait par des hommes ou par des machines à vapeur. (i) Ce titre est spécial au canal de Saint-Quentin, et les dispositions qu'il contient ne se trouvent point dans les règlements relatifs aux autres voies composant la navigation du Nord. o 2. Les bateaux naviguant par rames pour traverser les souterrains seront tenus de se conformer pour l'entrée aux conditions et aux heures qui leur seront indiquées. a 3. Il est expressément défendu à tout batelier de s'engager dans les souterrains en dehors des heures fixées pour l'entrée des rames ”
Georges Laisney, Du raz Blanchard aux vaux de Vire (1937)
“ Le petit port de Diélette, qui niche ses rochers et ses petites maisons basses dans un repli de la côte, le cap de Flamanville, dont les falaises ne sont point sans grandeur, l'anse de Sciotot, la pointe du Rozel, nous éloignent de la Hague proprement dite ; la Hague inoubliable au visage divers, noble et tourmenté. La Hague... le décor convient à ce rude peuple de marins paysans si proches encore des ancêtres. Les Haguards ont respecté les costumes de leurs aïeux et gardé leur parler ; volontiers railleurs, solides, vaillants ; une race à part comme leur pays est un pays à part ! ”
Léon Valade,
Le Parnasse contemporain/1869
“ La houle, dans un pli de son blanc chapiteau, A saisi les marins & tordu le bateau. Sur le gouffre nageant, rares, ils apparaissent, Mais les flots en fureur de toutes parts les pressent. Cette nuit, ils ont beau tendre & roidir leurs bras, Leurs lits seront faits d’algue, & d’écume leurs draps. Sous un glauque suaire, au bruit sourd des tempêtes, Un oreiller de sable endormira leurs têtes. ”
Auguste Le Brun, Feuilles mortes : contes et nouvelles (1912)
“ Mais l'hiver est la vraie saison où le charme de la Hague se révèle dans toute sa beauté tragique. Balayée par les grands vents du large, noire sous un ciel bas, brumeux, humide, toute salée par l'haleine marine, lorsque le raz Blanchard qui la sépare d'Aurigny délire, en fureur,et que ses falaises battues par une mer sauvage se poudrent de la poussière blanche des embruns, la Hague avec ses dolmens de granit dans ses landes désolées, semble vraiment une contrée étrangère, quelque tranche découpée des côtes bretonnes et enclavée comme un coin dans la verdeur riche de la plantureuse Normandie. ”
Henri de La Blanchère, Le club des toqués : aventures sous-marines… (1878)
“ A portée des travailleurs, deux des galions ont été sabordés à coups de hache; de leurs flancs entr'ouverts, des caisses, des barils sont amenés par les travailleurs, silencieux comme des ombres, actifs comme des démons. Les haches, frappent encore" .les douves volent en éclats, des cascades de piastres, des liïigots d'or ruissellent sur le sable et viennent, apportés par les plongeurs, remplir des godets pliants qu'ils ont descendus vides avec eux et qu'ils attachent à la branche du cable qui remonte au navire. ”
G. Valbert,
Revue des Deux Mondes
“ Vu par ceux qui sont en mer, le pays de la Hague semble désolé et terrible. Une ceinture de hautes falaises granitiques l’entoure de toutes parts... Cependant, quand on parvient sur les hauteurs, tout change de physionomie et tout s’anime ; des champs labourés, des pâturages où paissent les bestiaux, des bois, des habitations peuplées annoncent que ce pays est fertile et bienfaisant. ”
Anatole Le Braz,
Pâques d'Islande
(1897)
“ Un calme délicieux baignait toutes choses. Et la houle elle- même roulait par grandes ondes lentes et pacifiques. La trépidation de la barque était à peine perceptible : on l'eût dite immobile, figée sur place, au milieu de l'enchantement universel, n'eût été la fuite incessante des roches qui, l'une après l'autre, passaient, en un défilé d'ombres silencieuses, semblant remonter vers la haute mer. Soudain une cloche tinta. ”
