Alfred Henri Plocque

Résumé

Alfred Henri Plocque Législation des eaux et de la navigation… (1870-1879)

Comme le fait observer le savant rédacteur du journal de droit administratif (T. XVI, p. 436) , la Cour de cassation va beaucoup trop loin en admettant qu'une espérance, une probabilité, sont un élément de prix dont la valeur peut être déterminée par une expertise conformément à la loi de l'an VII. L'espérance d'une alluvion ne peut constituer une valeur appréciable : une simple inondation peut non-seulement détruire cette espérance, mais encore priver le riverain d'une partie de la propriété elle-même. Rien n'est plus incertain que ces probabilités qui dépendent du caprice de la rivière.
Source : Gallica

Alfred Henri Plocque Législation des eaux et de la navigation… (1870-1879)

La plupart des auteurs tiennent avec raison pour la négative ; sans doute, les bras non navigables d'une rivière navigable sont, quant au droit de propriété, assimilés à la rivière elle-même; mais cette assimimilation est impossible quant à la servitude de halage, qui n'a trait qu'à la navigation et qui n'est légitime que là où la navigation peut avoir lieu. Ce qui est plus délicat, c'est de savoir si la servitude existe dans la partie des rivières navigables où le flux et le reflux se font sentir avec assez de force pour que le halage n'ait pas lieu.
Source : Gallica

Alfred Henri Plocque Législation des eaux et de la navigation… (1870-1879)

Tant que le fleuve n'a pas perdu sa nature pour devenir un bras de mer, la circonstance que le flux et le reflux s'y font sentir, doit être sans influence sur la fixation du lit. En d'autres termes, de même que le lit de la mer se détermine par le niveau des plus hautes marées, de même, le lit d'un fleuve doit se déterminer par le niveau des plus hautes eaux fluviales, abstraction faite des marées, puisqu'un cours d'eau ne peut être à la fois eau douce et eau salée ou mer.
Source : Gallica

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