Résumé

Benoît Ratier Traité des cours d'eau navigables ou flottables en train… (1847)

Je distingue parmi les ruisseaux ceux dont le curage et l'entretien sont à la charge des communes ou des riverains, conjointement avec les propriétaires des fonds non riverains, mais qui sont ordinairement submergés par les débordements, et ceux dont le curage et l'entretien sont seulement à la charge des riverains.
Je tiens que tout riverain a la faculté du curage du ruisseau quel qu'il soit, en se conformant au règlement s'il en existe, ou en faisant, par ce curage, le bien commun. La loi ne punit que les méfaits et nullement les actions qui tournent à bien.
Source : Gallica

Benoît Ratier Traité des cours d'eau navigables ou flottables en train… (1847)

En considérant comme un seul et même corps les eaux réunies de l'affluent et du cours d'eau qui le reçoit, il serait
difficile de justifier cette prétention : que l'usinier ne peut être assimilé à un riverain de l'affluent. Il l'est de l'un et de l'autre, et c'est une vaine logique que celle qui s'efforce à démontrer le contraire, sur le motif de l'éloignement de l'usine par rapport à l'embouchure de l'affluent. Ce n'est pas la distance plus ou moins forte qui fait le bien ou le mal ; c'est uniquement le besoin ou l'intérêt de l'usinier.
Source : Gallica

Benoît Ratier Traité des cours d'eau navigables ou flottables en train… (1847)

Le législateur a agi par son silence tout comme si, à leur égard, l'obligation de recevoir ces eaux émanait d'une servitude naturelle, tandis que l'assujettissement à une pareille servitude s'évince seulement de la configuration naturelle des lieux , et qu'il faut considérer la pente, non pas à partir d'un second fonds, mais bien de celui où naît la source; faut-il encore qu'il y ait absence de tout fait de l'homme, seule condition sans laquelle la servitude naturelle perd totalement son principal caractère. A la vérité, le propriétaire du fonds grevé doit recevoir indemnité.
Source : Gallica

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