André Beaunier,
Revue littéraire - Les contes de Jules Lemaître
“ Avec de la cire pétrie dans ses fortes mains, il bouche les oreilles de ses compagnons. Lui, on l’attache au mât avec des cordes. Et nous suivons fidèlement le récit d’Homère. Les Sirènes arrivent ; elles se mettent à chanter ; elles invitent les chers hommes à ne point dépasser leur île sans écouter leur voix ; elles haussent hors de la mer « leurs corps étincelans et frais. » Ulysse, dans ses liens, s’agite : on resserre les cordes qui le tiennent. Mais un des matelots, Euphorion, ne résiste pas au désir d’ouïr les filles de la mer chanter à voix de sirène. ”
