Ferdinand de Lanoye,
Le Tour du monde
“ Une panique momentanée s’empara des éléphants et les empêcha de m’arrêter ; en passant près de l’un d’eux, je lui déchargeai mon fusil dans l’épaule. Mais je n’avais pas gagné beaucoup de terrain avant que les deux troupes réunies fondissent sur moi comme un ouragan. Leurs trompes envoyaient dans l’air des notes si stridentes que les hommes qui se trouvaient au camp furent, comme je l’appris plus tard, réveillés en sursaut par ce bruit étrange. Heureusement l’obscurité ne permit pas à mes terribles ennemis de me poursuivre longtemps. J’avais, du reste, atteint le sûr abri de la forêt. ”
