Résumé

L'expédition de la Jeannette au pôle Nord…

Pour voyager en traîneau le long de la Léna, les forêts sont bien préférables à la glace du fleuve pour l’unique raison qu’on est à l’abri du froid et qu’on a l’esprit toujours tenu en éveil par la succession infinie de tableaux que représentent ces forêts pendant l’hiver. La vitesse du train augmente considérablement le plaisir de voyager en traîneau, mais les fleurs de neige et les rochers vous ennuient à la longue, si les chevaux se lassent ou si les yemschiks ne font pas attention et vous versent dans la neige.
Source : Gutenberg

L'expédition de la Jeannette au pôle Nord…

Melville, assis à l’arrière, commandait la manœuvre; moi-même j’étais assis au gouvernail et Bartlett, debout à l’avant, sondait avec une perche. Tout allait à merveille: un vent faible aidait nos rameurs; nous espérions donc atteindre, avant la tombée de la nuit, la première station indiquée sur les cartes, lorsque nous tombâmes au milieu de bas-fonds et de bancs de sable qui barraient le lit de la rivière, et à une heure, nous étions encore à plus d’un mille de la rive occidentale, où se trouvait le village que nous cherchions.
Source : Gutenberg

L'expédition de la Jeannette au pôle Nord…

Quelque chétive qu’elle fût en comparaison de l’immense plaine de glace dans laquelle elle se trouvait emprisonnée, la disparition de la Jeannette, dit M. Newcomb, produisit un grand changement dans la scène. Quand elle était là, ses alentours avaient toujours quelque chose de vivant et d’animé, qui reposait l’œil; maintenant, plus qu’une étendue immense et lugubre où le regard se perd. Maintes 97 fois j’avais assisté à des conflits entre glaçons bien plus violents que celui où la Jeannette fut écrasée; mais quel navire leur aurait résisté? Celui qui l’eût fait est encore à construire.
Source : Gutenberg

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