Résumé

L'expédition de la Jeannette au pôle Nord… (1883)

Nous restâmes sur le pont du Frolie et, sans échanger une parole, nous suivions des yeux la Jeannette qui se confondait peu à peu avec l'horizon. Quand elle eut disparu, mistress de Long me dit : « Nous descendrons à l'intérieur, si vous le voulez bien, car je sens le besoin d'être seule. » Je me rendis aussitôt à son désir. Mais dès que nous fûmes descendus, tel était l'empire que cette femme possédait sur elle-même, peut-être aussi aidée par la confiance inébranlable qu'elle avait
dans l'entreprise de son mari, elle reprit complétement ses sens et entama la conversation.
Source : Gallica

L'expédition de la Jeannette au pôle Nord…

Quand le soleil disparaît de l'horizon, l'immense mer de neige, qui se prolonge à l'infini, se trouve, pour un instant, environnée des teintes les plus vives, et le ciel, depuis l'horizon jusqu'au zénith, revêt toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. Ici, point de ténèbres, point de nuit. Le soleil a disparu, mais la couleur de la neige vous permet de voir au loin de tous côtés. Alors la lune se lève et montre son orbe petit et insignifiant, mais brillant et froid comme une étincelle électrique.
Source : Gutenberg

L'expédition de la Jeannette au pôle Nord…

Imaginez-vous, si vous le pouvez, que vous faites un voyage de neuf jours et de neuf nuits pendant lequel vous êtes forcé, à chaque station, d'abandonner le nid bien chaud que vous vous êtes fait dans vos fourrures, de sortir de votre traîneau, et, au milieu du froid intense d'une nuit glaciale, d'attendre pendant cinq ou dix minutes avant de pouvoir arracher le maître de poste à un sommeil de plomb, tout cela uniquement pour lui payer le prix de la course de ses chevaux que vous prenez pour un trajet de quinze ou vingt milles.
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature