“ Le lac Baïkal est situé à dix-sept cents pieds au-dessus du niveau de la mer. Sa longueur est environ de neuf cents verstes, sa largeur de cent. Sa profondeur n'est pas connue. Mme de Bourboulon rapporte, au dire des mariniers, qu'il veut être appelé «madame la mer». Si on l'appelle «monsieur le lac», il entre aussitôt en fureur. Cependant, suivant la légende, jamais un Russe ne s'y est noyé. ”
Lac Baïkal
Définition et enjeux
Le lac Baïkal, situé à Lac-au-Brochet (Québec), est un lac dont les caractéristiques géographiques et les récits littéraires ont suscité l’intérêt de nombreux auteurs. Des descriptions poétiques de Jules Verne, qui évoque ses légendes et sa profondeur mystérieuse, aux observations géologiques d’Albert de Lapparent, qui soulignent son origine tectonique, en passant par les récits de voyage de M.
A. Poussielgue ou M. Charles Vapereau, qui décrivent ses eaux immenses et les difficultés de navigation, ce lac apparaît comme un lieu à la fois naturellement impressionnant et symbolique. Ses liens avec la Sibérie, l’Angara ou la Chine, ainsi que ses particularités hydrologiques, en font un objet de fascination transversale, à la croisée des disciplines.
Citations sur “Lac Baïkal”
M. A. Poussielgue, Le Tour du monde
“ Je m’éveille : le jour naît à peine ; de légers flocons de vapeur blanche montent à la surface du lac Baïkal dont les eaux tranquilles sont ridées par la brise, et dont les contours disparaissent au loin dans la brume du matin. À travers les vitres de la tarenta où j’ai passé la nuit, logée à huit pieds au-dessus du pont du bateau qui m’emporte, je ne vois rien du bâtiment, et je pourrais me croire transportée par une puissance mystérieuse entre le ciel et l’eau ! L’absence de toute distraction est favorable, dit-on, aux élucubrations de l’esprit. ”
M. Charles Vapereau, Le Tour du monde
“ C’est ce que ni M. Chichmareff ni Hane n’ont jamais pu comprendre. À 6 verstes de Boïarskaya, nous nous arrêtons à quelques mètres du lac Baïkal. Nous éprouvons la même impression qu’au bord du lac Michigan. C’est une véritable mer. De petites vagues viennent l’une après l’autre couvrir les galets du rivage. À l’ouest, les côtes se dessinent vaguement ; au nord, on ne voit que de l’eau et toujours de l’eau. Des pêcheurs sont à 100 mètres de nous, ils tirent un filet. ”
M. A. Poussielgue, Le Tour du monde
“ On conçoit sans peine combien ces épaisses galiotes sont difficiles à mouvoir ; on ne peut leur faire serrer le vent à cause de leur voilure et de leur forme ; il faut attendre vent arrière pour opérer la traversée qui n’est que de soixante verstes, et si le vent tombe ou change pendant qu’on est au milieu du lac, comme on ne peut jeter l’ancre dans ses eaux d’une profondeur inouïe, on retourne au rivage. Tel est l’état primitif de la navigation sur cette magnifique mer d’eau douce qu’on appelle le lac Baïkal. ”
Revue moderne. Année 1,Numéro 1… (1857-1858)
“ Ce n'est qu'à cinq verstes du lac Baïkal que l'on retrouve la trace de l'homme. C'est un zimovié ou hivernage. Quelques huttes abandonnées, réunies autour d'une église de bois au toit de chaume effondré par la pluie, quelques pierres roulées dans le fleuve, quelques pieux fichés en terre : voilà un zimovié. On ne vient prendre possession de ces huttes qu'en hiver, lorsque le lac Baïkal est pris de glaces : les barques sont attachées aux pieux et échouées sur le rivage, ou abritées derrière les blocs de rochers qui font dévier le courant. En été on n'y vient guère que pour se radouber. ”
Charles Gay, L'Europe devant la Chine (1859)
“ Si au contraire on était maître de l'Amour, dont les affluents remontent jusqu'aux bords du lac Baïkal et dont la navigation est bien moins longtemps fermée par les glaces que celle de la Lena, on descendrait du fleuve jusqu'à son embouchure, qui forme un port magnifique. ”
L'expédition de la Jeannette au pôle Nord… (1883)
“ Mais la grande curiosité d'Irkoutsk, celle qu'aucun voyageur qui vient en cette ville en été, ne peut se dispenser de visiter, est le lac Baïkal. Celui-ci est environ à quatre-vingt-dix verstes d'Irkoutsk, et c'est en réalité le plus froid, le plus profond et en même temps l'un des plus beaux lacs du monde. Les auteurs allemands l'ont nommé le lac de Constance de la Sibérie, et comme il alimente l'Angara, celle-ci doit naturellement être le Rhin de la Sibérie. Les chutes de Schaffhouse y sont représentées par les rapides que forme l'Angara en sortant du lac. ”
L'expédition de la Jeannette au pôle Nord…
“ Cette catastrophe fut cause de la suppression de cette station. En été, quand le temps est calme, un vieux bateau à vapeur portant le nom de «Général Korsakoff» fait le service du lac, mais ce bâtiment ne peut affronter les tempêtes violentes et les rafales qui s'y élèvent quelquefois. Il existe à Irkoutsk un dicton d'après lequel ce n'est que sur le Baïkal et dans une vieille embarcation qu'un homme apprend véritablement à prier du fond de son cœur.Le lac Baïkal est l'objet d'un culte superstitieux parmi les indigènes ”
Albert de Lapparent,
Leçons de géographie physique…
(1907)
“ La Face de la Terre, t. III, p. 53. plus qu'on se rapproche davantage du Pacifique. Ce qu'on appelle les monts Jablonovii est l'abrupt, faisant face au sud-est, d'une de ces cassures. Le Lac Baïkal. — Un territoire tout particulièrement intéressant est celui du Lac Baïkal. Cette cavité trahit, par sa forme comme par ses profondeurs, un lac tectonique bien caractérisé. Allongé du sud-ouest au nord-est sur 640 kilomètres, avec une largeur qui en atteint 40, il a sa surface à 476 mètres d'altitude, et son fond descend à environ mille mètres au-dessous de la merl. ”
Pierre Flourens,
Éloges historiques
(1860)
“ Cette course se termina à Krasnojarsk sur le Jénisséa. L'année d'après, notre voyageur, marchant toujours vers l'est, traversa le grand lac Baïkal, et parcourut cette contrée montagneuse connue sous le nom de Daourie, qui s'étend jusque sur les frontières de la domination chinoise. C'est ici seulement qu'il commença à observer une nature entièrement différente de celle de l'Europe ; les plantes y prennent des formes singulières ; des animaux, de genres inconnus chez nous, y gravissent les rochers, ou s'y égarent quelquefois des grands déserts au milieu de l'Asie. ”
Paul Labbé, Chez les Lamas de Sibérie... (1909)
“ Côtoyant d'abord le lac Baïkal, la voie ferrée remonte la vallée de la Sélenga, puis après VerkhnéOudinsk, s'engage dans les vallées de l'Ouda et de l'Arikija. Après l'importante station industrielle de Petrovski-Zavod, la ligne côtoie la longue et pittoresque vallée du Khilok, puis gravit par une succession de rampes hardies les monts Stanovoï, et atteint Tchita, chef-lieu de la province. A l'époque où j'ai fait mon voyage le trajet était très intéressant, mais, par endroits, dangereux. La voie suit presque toujours très pittoresquement les rivières, tracée au flanc même de la montagne ”
Auguste Laugel,
Les Russes sur le fleuve Amour
“ De Kiachta même à Irkoutsk, les transports se font généralement par eau ou sur la glace, le long de la Selenga ou sur le lac Batkal ; mais pendant deux mois l’on ne peut suivre cette route, quand la glace est encore trop peu épaisse. On pratique alors dans la neige une route qu’on affermit avec des branches, et en y faisant piétiner des chevaux. À plusieurs reprises, on a essayé de construire une chaussée permanente autour du lac Baïkal : l’impératrice Catherine en avait déjà fait exécuter une sur la chaîne de montagnes qui se nomme Chamar-Daban ”
Conrad Malte-Brun,
Géographie universelle ou Description de toutes les parties du monde…
(1851-1854)
“ Mais bien qu'il soit situé dans la partie méridionale de la Sibérie, sa population totale est à peine de 930,000 individus. Le sol de ce gouvernement est en général humide ; on y trouve beaucoup de marais et de petits lacs, mais il renferme aussi le vaste lac Baïkal, le plus grand de toute la Sibérie. On y cultive de l'orge, du seigle, un peu de blé, du lin et du chanvre; les forêts y fournissent de beaux bois de construction ; enfin on y récolte aussi de bonne rhubarbe et plusieurs plantes aromatiques, dont plusieurs remplacent le thé ”
Conrad Malte-Brun,
Géographie universelle ou Description de toutes les parties du monde…
(1853-1854)
“ « Les plantes y viennent d'une grosseur extraordinaire. Les sterlets et les autres poissons que l'on pêche dans les rivières voisines sont les meilleurs de toute la Sibérie pour la délicatesse. Les habitants de cette contrée ont des goitres d'une grosseur peu commune; il est même assez ordinaire d'en voir aux bœufs et aux vaches du pays. » En hiver, suivant M. Erman, on communique des pays situés à l'ouest du lac Baïkal avec ceux de la rive opposée en remontant les bords de l'Angara, qui par un froid de 25 degrés sort du lac avec fracas, toujours libre des glaces qui la couvrent plus bas. ”
Albert de Lapparent,
Leçons de géographie physique…
(1907)
“ Les mers tertiaires n'ont jamais recouvert le territoire et celles des temps secondaires n'avaient pas dépassé l'Olenek, d'un côté, le cours moyen du Vilioui, de l'autre. L'ensemble des formes superficielles est assez égalisé. Nulle part les hauteurs ne dépassent 600 mètres d'altitude, si ce n'est en approchant de la région disloquée du Lac Baïkal. On sent que ce pays de vallées et de collines a déjà subi une longue érosion. ”
Léonce de Lavergne,
Dictionnaire encyclopédique usuel…
(1858)
“ Sa superficie est évaluée à 540,000 lieues carrées, et sa population seulement de 1 à 2,000,000 d'habitants. Les principaux fleuves sont l'Ob, le lénisséi, le Léna, l'Olének, etc. On y trouve plusieurs lacs, dont le plus célèbre est le lac Baïkal. Le climat est très-froid , et les hivers durent très-longtemps; on y voit seulement des chaleurs courtes, mais très-fortes, qui accélèrent la végétation. L'agriculture est presque inconnue dans une grande partie de la Sibérie ”
Adolphe Erman, Revue des Deux Mondes
“ Avant d’atteindre le relais de Kadilnaja, on descend sur la glace du Baikal, car il est entièrement pris dans ces parages, à l’exception d’un fil d’eau qui marque le cours de l’Angara. — Les chevaux du pays sont très ardens ; quand ils s’élancent sur le lac, dont la surface n’est pas ternie et embarrassée par les neiges, ils emportent le traîneau avec une rapidité incroyable. ”
Sociétés françaises de géographie. Congrès, Congrès national des Sociétés françaises de géographie… (1904)
“ La Russie lui avait déjà décerné les plus hautes récompenses honorifiques. Premiers voyages : 1877 -1881 Les régions d'abord explorées par Joseph Martin, c'est-à-dire pendant les années comprises entre 1877 et 1881, consistent presque exclusivement dans les alentours du lac Baïkal; il étudie longuement en premier lieu la rivière Angara, qui passe dans la grande ville d'irkoutsk; elle suit une direction sud-est, nord, nord-est, c'est-à-dire perpendiculaire aux rives du lac Baïkal, dont elle sort pour aller se jeter dans un bassin de l'océan Glacial. ”
M. A. Poussielgue, Le Tour du monde
“ Le niveau du lac, fortement encaissé, étant plus élevé que celui de la ville, situé à cinquante verstes environ, on descend tout le temps en contournant la riche vallée du fleuve Angara, le grand déversoir du Baïkal. Le pays est très-cultivé sur la rive droite, surtout à dater de Taltsuisk ; la rive gauche présente des gorges profondes où croissent d’interminables forêts de sapins, formant un rideau noir le long des eaux transparentes du fleuve qui coule à pleins bords et est au moins aussi large que le Rhin. ”
Jean-Baptiste-Benoît Eyriès, Voyage pittoresque en Asie et en Afrique… (1839)
“ La bourse et le bazar forment une belle suite de bâtimens; au centre se trouve un salon, où des bals publics et des mascarades ont lieu au moins deux fois par mois durant les longs hivers de cette contrée. Les bals particuliers sont trèsnombreux. Je partis le 7 janvier 1820 pour le lac Baïkal. Le pays est ouvert et bien cultivé. Les deux rives de l'Angara offrent quelques points de vue agréables et de nombreux villages épars. La rive orientale ou droite est basse : la gauche est agréablement diversifiée par des coteaux. ”
“ D’ailleurs, le froid devenait de plus en plus vif. La température, pendant la nuit, tombait au-dessous de zéro. Quelques glaçons s’étaient déjà formés à la surface du Baïkal. Si le radeau pouvait facilement manœuvrer sur le lac, il n’en serait pas de même entre les rives de l’Angara, au cas où les glaçons viendraient à encombrer son cours. ”
M. Charles Vapereau, Le Tour du monde
“ Le Baïkal est le plus grand lac d’eau douce de la Sibérie. Il a 660 kilomètres de longueur sur une largeur qui varie de 40 à 100 kilomètres. Sa plus grande profondeur est de 1 200 mètres, mais les Sibériens prétendent qu’on n’a jamais pu en trouver le fond. Il ne possède qu’une île importante, l’île Olehone, qui a 54 verstes de longueur. On y pêche des poissons qui, tels que l’omoule, lui sont particuliers. ”
Revue moderne. Année 1,Numéro 1… (1857-1858)
“ Les eaux du lac se précipitent dans le lit de l'Angara, par une ouverture qui n'a pas moins de deux verstes d'étendue. Elles s'écoulent avec tant de force, que jamais en cet endroit, ni même à plusieurs verstes de distance, leur cours n'est entravé par les glaces. On a essayé d'expliquer autrement cet * En certains endroits et nommément de l'embouchure de la Sélenga à lIa Petite-Bougouldéiha, le Baïkal a trente verstes de largeur, mais du Bargousine au Grand-Ongorène, il en a près de cent. ”
Louis Énault,
Le chien du capitaine ; Trop curieux…
(1880)
“ Quand le flot se retire de l'autre côté du Mont, qui n'est plus alors « au péril de la mer », le lac devient une grève morne, grise et pâle, sillonnée de ses trois rivières, le Couesnon, la Sélunce et la Sée, dont les eaux miroitent comme des rubans de moire glacée d'argent. Mais si cette baie est vaste, du moins elle n'est pas monotone. Ici de grands îlots de verdure contrastent avec les petits lacs salés que la mer en se retirant a laissés çà et là, dans des criques naturelles, que la main de l'homme n'a point arrondies. ”
Samuel White Baker,
L'Afrique équatoriale : récit d'une expédition armée ayant pour but la suppression de la traite des esclaves…
(1890)
“ Leco urant, très faible au-dessus des chutes, par 3° 32" de latitude nord, devient presque imperceptible par 3°, là où le fleuve a une largeur de plusieurs kilomètres. Dans ces parages propices, le Pistia stratiotes pullule le long des rives; la hausse annuelle du lac crée un courant qui entraîne les plantes vers les cataractes et en cause par suite la destruction. De ce fait sir S. Baker conclut que le lac Albert atteint sa plus grande hauteur pendant le mois de novembre. ”
Gabriel Bonvalot,
En Asie centrale
“ Ayant dépassé la station de Djous, nous apercevons, à l'ouest, le lac Balkach; nous voyons comme le golfe d'une mer avec une île au milieu; ce paysage rappelle la sortie du port de Christiania. Comme les autres lacs du pays, celui-ci se dessèche, et nous traversons péniblement les sables que ses eaux recouvraient naguère. Il est probable qu'il fut en communication avec cette traînée de petits lacs qu'on peut suivre à l'est jusqu'au pied du Tian-Chan.Des kibitkas, des troupeaux, des carcasses de chevaux et de chameaux toutes blanches: c'est toujours la steppe. Nous marchons vers le sud. ”
Édouard Cat,
Découvertes et explorations du XVIIe au XIXe siècle…
“ Dans une excursion que les deux voyageurs tirent avec le cheikh Owar, ils virent, pour la première fois, le lac Tchad ; cette grande mer intérieure n'est sur les bords qu'une sorte de grand marécage, rempli de crocodiles et d'hippopotames ; mais au milieu il est très profond ; les indigènes le traversent sur de grandes pirogues, qui peuvent contenir une douzaine d'hommes, et ils vivent principalement du poisson que le lac leur donne en abondance. ”
Arthur Buies,
Récits de voyages
“ En un instant, les deux caps sont derrière nous ; les rives, de chaque côté, n’apparaissent plus que confusément ; au loin cependant, le promontoire "White Fish", qui s’avance à plusieurs milles au large, semble vouloir à son tour fermer l’accès du grand lac, mais lui aussi disparaît rapidement à nos yeux et nous voilà enfin glissant sur l’abîme redoutable du lac géant, dont le cristal profond cache les plus terribles tempêtes. ”
Résumés historiques sur la Perse moderne… (1843)
“ A l'est de la mer Caspienne et à peu de distance, est le lac Aral qui a bien quatre-vingts lieues de tour ; au centre de la Grande Tartarie, vers les sources du Lena et du Jénisea, le lac Baïcal ; au sud-ouest du lac Baïcal, le lac Saissan, aux environs duquel la rivière d'Irtis prend sa source : elle traverse le lac, coule au nord-ouest, servant de limites aux Russes et aux Eluths, tourne ensuite directement au nord, arrose la Sibérie, passe à Tobolsk et se décharge dans l'Oby. ”
Onésime Reclus,
France, Algérie et colonies
“ Quand, marchant toujours vers l’ouest, on a quitté le bassin du Chéliff des Landes, on arrive sur un nouveau lac salé de 165 000 hectares, le Chott Oriental, long de 150 kilomètres sur 10, 15 à 20 de large, à 1 000 mètres d’altitude. C’est encore un bien triste « lac » que ce champ du mirage, les oueds de montagne et de plateau que la pente lui destine ayant rarement la force de l’atteindre ; des falaises basses, des dunes sans gazon, sans arbres, sans culture, contemplent ses flaques, ses bourbiers, ses argiles sèches, ses lits de sel, ses cristaux de gypse ”
Arthur Buies,
Le Saguenay et le bassin du Lac St-Jean
“ Nous allons traverser encore trois fois la Batiscan : elle est sortie toute petite du lac, comme un ruisseau timide, fuyant à travers les arbrisseaux nains, les gros cailloux, les troncs d’arbres renversés et les débris de la forêt, qui forment des barrières sur son passage, mais bientôt elle s’est élargie, a pris son essor et a formé des baies charmantes, que le chemin de fer contourne comme en les caressant. Après une course de neuf milles, à partir de la station Beaudet, nous arrivons à la station du club Stadacona, fondé par Livernois, le plus artiste des photographes. ”
