Luigi Barzini, De Pékin à Paris : la moitié du monde vue d'une automobile en soixante jours (1908)
“ Nous poussâmes un grand soupir de soulagement, nous regardâmes de haut en bas la montée vaincue, nous lui montrâmes le poing avec une sincère indignation et nous continuâmes notre voyage sur la rive de la Selenga, tantôt dominant le fleuve qui devient plus rapide vers la fin de sa course comme pour se hâter vers l'éternelle immobilité du lac — tantôt roulant le long de ses blanches eaux tumultueuses. La vallée se rétrécit de plus en plus ; la Selenga s'encaisse entre des collines couvertes de bois épais de pins et de bouleaux. ”
