Jean-Antoine Gleïzès, Les nuits élyséennes . Par J. A. G. (1800)
“ Par-tout sur nos pas croissait le violier maritime , que sa beauté et la douceur de son parfum ont fait transporter dans les jardins les plus éloignés de la mer, dont il est un des principaux ornemens. L'ambre pouvrait la terre en beaucoup d'endroits; et les rochers, tour-à-tour frappés par le soleil et rafraîchis par la rosée, exprimaient une odeur aromatique de myrrhe et de benjoin ; à leur pied croissait le lilas, dont l'odeur exhalée dans les sables paraît comme de l'eau fraîche au voyageur fatigué. La rose d'Arabie, bouquet du désert, ornait de sa parure les cantons les plus arides. ”
