Catherine Woillez, Le Robinson des demoiselles, par Mme Woillez… (1880)
“ Une soif ardente la dévorait. « Hélas ! je n'ai pas même un peu d'eau !» dit-elle en joignant les mains avec angoisse, et en élevant au ciel des regards désespérés. En ce moment, le bruit d'un ruisseau qui coulait à travers le rocher se fit entendre à quelques pas de l'endroit où Emma était assise : se relevant alors, elle s'approcha du lieu d'où ce bruit lui semblait partir. Un ruisseau limpide sortait en effet des cavités du roc, et déjà Azor s'y désaltérait ; elle l'imita en puisant de l'eau dans ses mains, et se sentit soulagée; car une lueur d'espérance était rentrée dans son coeur. ”
