Résumé

Catherine Woillez Le Robinson des demoiselles, par Mme Woillez… (1880)

Une soif ardente la dévorait. « Hélas ! je n'ai pas même un peu d'eau !» dit-elle en joignant les mains avec angoisse, et en élevant au ciel des regards désespérés.
En ce moment, le bruit d'un ruisseau qui coulait à travers le rocher se fit entendre à quelques pas de l'endroit où Emma était assise : se relevant alors, elle s'approcha du lieu d'où ce bruit lui semblait partir. Un ruisseau limpide sortait en effet des cavités du roc, et déjà Azor s'y désaltérait ; elle l'imita en puisant de l'eau dans ses mains, et se sentit soulagée; car une lueur d'espérance était rentrée dans son coeur.
Source : Gallica

Catherine Woillez Le Robinson des demoiselles, par Mme Woillez… (1880)

« Ma fille ! mon Emma ! me voici ! ta prière est exaucée! « Et, en même temps, un homme s'élançant du milieu des arbrisseaux la reçoit dans ses bras, tandis qu'un autre se jette à ses pieds dans une joie délirante.
« Mon père ! mon bon père ! cher Dominique ! quoi! ce n'est pas une illusion! » s'écrie Emma, en baignant de ses larmes les joues flétries de M. de Surville qui la contemple avec extase, et dit à ceux qui l'accompagnent : « Venez ! venez tous ! c'est ma fille ! mon Emma que je croyais à jamais perdue ! Ah ! bénissez avec moi ce miracle de la Providence ! »
Source : Gallica

Catherine Woillez Le Robinson des demoiselles, par Mme Woillez… (1880)

Emma compte les coups avec une indicible anxiété, et augmente tant qu'elle peut la clarté de son foyer ; mais, vains efforts, le bruit cesse tout à coup, on n'entend plus que le mugissement des flots...
« Oh ciel ! auraient-ils péri ! s'écrie Emma ; mon père, si c'était vous ! » Et, les cheyeux hérissés, la pâleur du désespoir sur le front, elle demande à Dieu de lui conserver un être si cher.
La nuit s'écoula dans cette inquiétude horrible ; et, quand le jour vint, la pauvre enfant gravit le rocher pour étendre ses regards sur le vaste abîme
Source : Gallica

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