Résumé

Portrait de Isabelle de Montolieu Isabelle de Montolieu Journal d'un père de famille, naufragé dans une île déserte avec ses enfants… (1874)

ERNEST. Laisse la poudre dans ta poche, prends tes habits sur ta tête et tiens ton fusil en l'air, cela n'est pas bien difficile.
JACK. Monsieur du Fusil ne pense qu'au sien. Allons vite à la mer, et j'espère bien avoir une bonne vague sur le dos.
LE PÈRE. Pense seulement à te bien tenir ; tu n'es pas aussi grand que nous, mais tu sais nager.
JACK. Comme un poisson ou comme mon maître Fritz.
LE PÈRE. Allons donc, mes enfants, à l'eau. Jack, donne-moi ta fronde, passe ton arc et tes flèches sur tes épaules, cela ne t'empêchera pas de nager.
Source : Gallica

Portrait de Isabelle de Montolieu Isabelle de Montolieu Journal d'un père de famille, naufragé dans une île déserte avec ses enfants… (1874)

Mon père, me dit-il, je crains que nous n'ayons de l'orage ; hâtons-nous, maman s'inquiétera.
LE PÈRE. Oui, la pluie commence déjà, et le ciel est bien menaçant.
FRITZ. C'est singulier, il ne fait aucun vent et la mer est agitée comme par une tempête : voyez quelles énormes vagues ! C'est presque comme celle qui nous conduisit ici et fit échouer notre vaisseau.
LE PÈRE. Pas tout-à-fait encore ; mais je ne suis pas sans crainte sur celui du capitaine Johnson, si cette tempête augmente, et la pesanteur de l'air me le fait craindre.
Source : Gallica

Portrait de Isabelle de Montolieu Isabelle de Montolieu Journal d'un père de famille, naufragé dans une île déserte avec ses enfants… (1874)

JACK. Et Jack n'est pas mousse pour rien, il sait grimper aux arbres comme aux mâts. Allons, Fritz, à la découverte, nous nous entendrons nous deux pour réussir dans nos entreprises. Adieu papa, adieu Ernest, nous reviendrons bientôt vous dire ce que c'est que cette île affreuse; mais je la crois déserte, et sais bien que je ne voudrais pas l'habiter.
FRITZ. Nous avions jugé la nôtre de même en y abordant, ce n'est que lorsque j'eus traversé le ruisseau que je vis comme elle était délicieuse. Vous souvient-il combien ma pauvre mère se trouvait malheureuse entre les rochers de Zeltheim ?
Source : Gallica

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