Isabelle de Montolieu,
Journal d'un père de famille, naufragé dans une île déserte avec ses enfants…
(1874)
“ ERNEST. Laisse la poudre dans ta poche, prends tes habits sur ta tête et tiens ton fusil en l'air, cela n'est pas bien difficile. JACK. Monsieur du Fusil ne pense qu'au sien. Allons vite à la mer, et j'espère bien avoir une bonne vague sur le dos. LE PÈRE. Pense seulement à te bien tenir ; tu n'es pas aussi grand que nous, mais tu sais nager. JACK. Comme un poisson ou comme mon maître Fritz. LE PÈRE. Allons donc, mes enfants, à l'eau. Jack, donne-moi ta fronde, passe ton arc et tes flèches sur tes épaules, cela ne t'empêchera pas de nager. ”
