Johann David Wyss,
Le Robinson suisse
(1812)
“ Au moment où je saisissais la crinière, il se dressa avec fureur ; alors je mordis jusqu’au sang une de ses oreilles. Vous eussiez vu à l’instant même la bête s’arrêter, roide, immobile, et s’abaisser à terre ; Fritz et Jack s’élancèrent sur son dos, et, quand je les vis solidement assis, je lâchai l’oreille. L’onagre fit d’abord quelques sauts, puis se calma peu à peu, et, les cordes qui liaient ses pieds l’empêchant d’aller trop vite, il se mit à marcher tranquillement ; Fritz n’avait qu’à lui toucher l’oreille pour le faire tourner à droite ou à gauche. ”

